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L’asperge et la fraise en situation de crise conjoncturelle

Problème de main-d’œuvre pour la récolte, problème d’acheminement des produits, «le contexte actuel fait que les produits frais, et notamment les fraises et les asperges, sont délaissés !» constate l’AOPN (Association d’organisations de producteurs nationale) Fraises de France.

file-Lundi 23 mars, FranceAgriMer, via le Réseau des nouvelles des marchés (RNM), a déclaré l’asperge et la fraise en situation de crise conjoncturelle.
Lundi 23 mars, FranceAgriMer, via le Réseau des nouvelles des marchés (RNM), a déclaré l’asperge et la fraise en situation de crise conjoncturelle.

«Cette situation peut devenir catastrophique et fait craindre le pire aux producteurs français pour la pérennité de leurs exploitations. Un démarrage de campagne difficile, en dessous des seuils de rentabilité, risque définitivement de plomber le bilan économique de la saison», indique l’AOPN.

Ainsi, le 23 mars, l’asperge et la fraise ont été déclarées en situation de crise conjoncturelle par le Réseau des nouvelles des marchés (RNM) piloté par FranceAgriMer. Cette décision intervient dans le cadre de l’application des accords de modération des marges de distribution des fruits et légumes.

Conformément au décret n°2011-553 relatif à ces accords, les réseaux de distribution signataires doivent baisser le prix de vente au détail de ces trois produits de manière à avoir un taux de marge brute «inférieur ou égal au taux de marge brute moyen du rayon» correspondant aux «trois derniers exercices comptables».

-40% pour les asperges

Cette disposition doit être mise en application d’ici trois jours ouvrés. D’après un document émis par FranceAgriMer, le prix de première mise en marché (cotation RNM au stade expédition) est anormalement bas pour l’asperge, car inférieur de 40% par rapport à la référence hebdomadaire (moyenne olympique). Pour la fraise gariguette, il est inférieur de 27%.

«Si la situation n’évolue pas maintenant, il est fortement à craindre pour notre avenir et celui des 4 000 emplois directs et indirects que notre activité représente», s’alarme Xavier Mas, président de l’AOPN Fraises de France. La situation est toute aussi tendue pour le marché de l’asperge.
Le 19 mars, le président d’Interfel Laurent Grandin avait signalé à Agra Presse de fortes méventes pour ces deux produits frais.

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