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Couvre-feu dans les Pyrénées-Atlantiques : les agriculteurs pourront continuer à travailler

Entre 21h00 et 6h00, il faudra se munir d

file-Il faudra disposer d'un justificatif ou d'une attestation pour travailler après 21h00 et avant 6h00.
Il faudra disposer d'un justificatif ou d'une attestation pour travailler après 21h00 et avant 6h00.

Ce soir à minuit, le couvre-feu (entre 21h00 et 6h00) entre en vigueur dans les Pyrénées-Atlantiques pour une durée de 3 semaines. "Le gouvernement a pris des mesures fortes à la hauteur de la situation", a déclaré le préfet Éric Spitz lors d'un point presse tenu ce vendredi matin. Il faut dire que la situation épidémiologique du département s'est fortement dégradée cette dernière semaine, tout comme les capacités d'accueil des centres hospitaliers. Ainsi, le taux d'incidence (nombre de cas positifs au coronavirus pour 100 000 habitants) atteint 254 et le taux de positivité (nombre de personnes testées positives divisé par le nombre de personnes testées) est à 13/100. À ce jour, 44 personnes sont hospitalisées dans les Pyrénées-Atlantiques, dont 10 sont en réanimation (4 à Pau et 6 à Bayonne). "La situation est tendue", avoue le préfet évoquant une possible menace de déprogrammation d'opérations. Enfin, à noter que le département compte 32 clusters, principalement dans le monde sportif ; une douzaine est recensée dans des clubs de rugby.

N'oubliez pas l'attestation !

Les conséquences du classement en "zone couvre-feu de l'état d'urgence sanitaire" sont nombreuses. Ainsi, pour pouvoir continuer son activité professionnelle après 21h00 ou avant 6h00, les personnes devront être en possession d'une attestation de déplacement dérogatoire (https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestations-de-deplacement-couvre-feu). "C'est le même principe que durant le confinement", précise le préfet. Pour les salariés, l'employeur devra remplir un justificatif de déplacement professionnel. Les salariés indépendants et les travailleurs non-salariés, pour lesquels ce justificatif ne peut être établi, doivent se munir de l’attestation de déplacement dérogatoire en cochant le premier motif de déplacement ("déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle ou le lieu d'enseignement et de formation"). Les producteurs, et notamment les maïsiculteurs qui terminent actuellement leur campagne, pourront donc poursuivre leur activité. Attention, en plus de cette attestation, il faudra être muni d’un titre d’identité et de tout document, en format papier ou numérique, permettant de justifier le motif de déplacement dérogatoire.

D'autres mesures s'appliqueront dès ce soir minuit. Ainsi, la jauge pour les événements de plein-air passe de 5000 à 1000 personnes. Aucun événement ne pourra être organisé après 21h00. Les bars, casinos, salles de jeux et salles de sport sont fermés. Les établissements sportifs (salle de handball, basket...) sont aussi fermés, sauf pour les équipes composées de mineurs, pour les scolaires et pour le sport universitaire. Les fêtes foraines sont interdites. Il sera également interdit de circuler entre 21h00 et 6h00 (sauf dérogation). Les foires et salons sont fermés. Par contre, les transports en commun sont maintenus, "notamment pour permettre de répondre aux besoins des dérogations", précise le gouvernement sur son site Internet. Les établissements d’enseignement supérieur ne pourront accueillir plus de 50 % des étudiants en présentiel. Enfin, le télétravail, quand le métier le permet, est fortement recommandé avec une jauge minimale de 50% des effectifs.

Des aides pour les entreprises

Ce nouveau tour de vis s'accompagne d'une série de mesures pour soutenir les entreprises. Le chômage partiel financé à 100% par l’État sera prolongé jusqu’au 31 décembre et les recours aux prêts garantis seront possibles avec un début de remboursement l’année suivante. Sur le plan fiscal, des reports d'échéance pourront être sollicités en cas d'interruption ou de restriction de l'activité. La taxe foncière pourra aussi être reportée de 3 mois, "sur simple demande", précise le préfet Spitz. Enfin, les entreprises en difficulté (perte supérieure à 50% du chiffre d'affaires de 2019) pourront demander des reports, puis des exonérations de charges. L'aide pour les entreprises fermées administrativement, notamment les bars, est portée à 10000 € par mois (contre 1500 € jusqu'à présent). "L'État répond de manière forte aux préoccupations des entreprises", assure Éric Spitz.

Y. A.

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