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Le groupe Lur Berri élargie son offre et renforce ses partenariats

L'assemblée générale qui s'est tenue le 4 février à  Aicirits a mis en évidence la présence renforcée de la coopérative dans l'aval des filières animales et végétales. Un regard a aussi été porté sur la PAC 2013.

À Lur Berri, les compteurs sont au vert malgré une conjoncture difficile. Les résultats attestent le renforcement de l'offre agricole à  l'égard des adhérents tout comme celui des partenariats d'aval. Le président Sauveur Urrutiaguer et le directeur général, Olivier Gémin, pouvaient afficher la satisfaction sereine du devoir accompli. Encore une année de bel ouvrage. À l'issue du diaporama, il apparaît que le groupe coopératif de Saint-Palais a réalisé, côté amont, une croissance conséquente marquée par l'absorption de la coopérative bovine Génépy (Hautes-Pyrénées) et le lancement de l'activité veaux de boucherie. Acteur majeur de productions animales dont une majorité sous signes de qualité, la coopérative avance aussi ses pions dans les productions végétales avec une nouvelle tête de pont en Haute-Garonne pour les productions de tournesols colza et sorgho nécessaires à  sa filiale Coustenoble spécialisée dans la nutrition des animaux de compagnie. Acteur majeur des filières animales
Côté aval, même volonté de renforcement des partenariats. En premier chef, Alfesca, icône des produits festifs, en plein boum malgré la crise, avec le rachat de Brossard surgelés et du Comptoir du caviar. Et aussi Arcadie Sud-Ouest, créateur d'ASO, premier abatteur d'agneaux en France, et l'alliance avec « viandes de Corrèze ». On n'oubliera pas pour autant le développement des produits carnés, élaborés par la marque Spanghero. De quoi, pour les responsables du groupe coopératif, affirmer que « Lur Berri est à  même d'approvisionner aujourd'hui 88 % du panier de la ménagère ». En complément de ce tour d'horizon des activités du groupe, un regard a ensuite été porté sur les perspectives que laisse entrevoir le projet de réforme de la PAC. L'économiste consultant, Lucien Bourgeois, a ainsi évoqué la conjoncture nationale, européenne et mondiale, à  l'orée de la future PAC ainsi que les marges de manoeuvre que sa mise en place laissera aux exploitations. Son message se voulait porteur d'espoir, car, que diable, l'Europe, si décriée, assure pourtant 23 % du PIB mondial contre 21 % aux USA ! Quant à  la Chine, présentée comme l'ogre des temps modernes, il lui revient seulement 11 %. Dès lors, pourquoi tant de morosité ? C'est la carence politique qui n'assure pas à  l'Union européenne les conditions propres à  la proclamation de son leadership économique. Que faire, dès lors que les pouvoirs n'affectent que 1 % du PIB à  son rayonnement, contre 19 % aux USA ? Les limites de la PAC A suivi une analyse sans fard des raisons de la crise : instabilité et volatilité des prix, augmentation des prix alimentaires, longueur de la crise financière liée au déficit commercial des USA, à  l'instabilité de l'euro et à  la montée du chômage. La situation actuelle remet en cause les solutions libérales imaginées en 2003. La logique de la politique agricole commune risque de montrer ses limites car le revenu agricole a tendance à  prendre du retard sur les aides directes.
D'autre part, les aides découplées, présentées comme une panacée universelle, ne semblent plus adaptées aux contraintes actuelles, car trop centrées sur l'aspect environnemental et le bien-être animal. Quant aux DPU (droits à  paiement unique), ils comportent leur lot d'aberrations. De plus, l'irruption de la demande des produits agricoles à  des fins énergétiques crée de nouvelles tensions. Dans ce contexte, la mouture définitive de la PAC 2013 est donc loin d'être arrêtée. À ses concepteurs incombe la tàche de prendre les solutions pertinentes et de tenir compte des demandes des organisations agricoles pour y apporter les ajustements et réorientations qui s'imposent.
Michel Bengoechea
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