Réseve d'eau : les signaux sont au rouge
L'ensemble des nappes et cours d'eau accuse le coup, mais de manière plus ou moins accentuée.
Sur la Garonne, il coule actuellement deux fois moins d'eau qu'à l'accoutumée, soit environ 120 mètres cubes par seconde (au 20 juin). En début d'année, la rivière enregistrait déjà des débits dignes d'un mois de juillet, de l'ordre de 50 mètres cubes par seconde. Sur ce secteur, l'Agence de l'eau a passé une convention avec EDF afin que 51 millions de mètres cubes puissent être mobilisés depuis les barrages hydroélectriques des Pyrénées. Un répit de courte durée
S'agissant du Tarn et de l'Aveyron, la situation s'est améliorée provisoirement en juin, mais elle redevient critique avec des mesures de débits proches des valeurs à ne pas franchir : 26,4 m3/s sur le Tarn, à Villemur, avec un débit d'objectif d'étiage (DOE) de 25 m3/s à partir du 1er juillet et 4 m3/s sur l'Aveyron, à Loubéjac, soit une valeur égale au DOE (mesures au 20 juin).
Pour le Lot, la Dordogne et la Charente, les déficits hydrologiques sont particulièrement marqués. Par exemple, sur la Charente, à Angoulême, le débit mesuré le 19 juin était de 2,8 m3/s se rapprochant de 2,5 m3/s, valeur du seuil en deçà duquel tous les prélèvements sont interdits. En temps normal, fin juin, le débit de cette rivière est de l'ordre de 20 m3/s, soit dix fois plus. La situation est aggravée par l'état des deux principaux réservoirs de Lavaud et de Mas Chaba qui ne sont qu'à moitié plein (12 hectomètres cubes contre 24 hm3, fin juin).
Le bassin de l'Adour enfin, est un peu mieux loti. Il a bénéficié d'apports de pluies sur les quinze premiers jours de juin. Au 27 juin, le débit enregistré à Audon était de 12 m3/s, pour un débit objectif de 8,2 m3/s. Pour la Midouze, le débit était de 5,12 m3/s . Sur l'ensemble du Sud-Ouest, le répit a été de courte durée, les conditions climatiques enregistrées durant le dernier week-end venant considérablement accroître les besoins des plantes et les niveaux de prélèvement. Ainsi, la situation s'est encore fortement dégradée, notamment sur les rivières secondaires. Fabien Brèthes