Aller au contenu principal

Les vertus de l'apprentissage

Le nombre d'apprentis a tendance à  diminuer dans le monde agricole. Pourtant cette formule présente pour les employeurs de réels intérêts tant professionnels qu'économiques.

Le contrat d'apprentissage est un CDD à  temps plein de type particulier (utilisation d'un formulaire-type), associant une formation pratique en entreprise et des enseignements théoriques dispensés pendant le temps de travail dans un centre de formation d'apprentis (CFA). La durée du contrat peut varier d'un à  trois ans.

1 Des atouts professionnels » Pour l'entreprise, embaucher un(e) apprenti(e) peut permettre de transmettre un savoir-faire et former un jeune à  son métier et de favoriser l'assimilation de la culture d'entreprise pour préparer une éventuelle embauche après l'apprentissage. Elle donne aussi la possibilité d'avoir connaissance, dans certains secteurs, des évolutions techniques et professionnelles que l'apprenti peut partager durant sa formation au CFA. Elle est un moyen de développer son activité ou une activité nouvelle, d'échanger des idées et des projets entre professionnels et formateurs. Elle peut aussi permettre de préparer la reprise de l'entreprise.

2
Qui embaucher ? »
Les contrats d'apprentissage supposent l'embauche de jeunes àgés de 16 ans à  moins de 26 ans ayant satisfait à  l'obligation scolaire et souhaitant obtenir une qualification reconnue, demandeurs d'emploi ou non. Des dérogations aux limites d'àge sont prévues par les textes.

3
Des exonérations de charges sociales»
Ni la CSG ni la CRDS ne sont dues.
Les entreprises de moins de 11 salariés (apprentis non compris) bénéficient des mesures suivantes :
- exonération totale des charges patronales et salariales d'origine légale ou conventionnelle, à  l'exception des cotisations accident du travail
- exonération de la taxe d'apprentissage, de taxe sur les salaires et de la participation à  la formation professionnelle et à  la construction.
Pour les entreprises de 11 salariés et plus :
- exonération des cotisations patronales de sécurité sociale et des cotisations salariales d'origine légale et conventionnelle.
Restent seuls exigibles la contribution solidarité autonomie, les contributions au fonds national d'aide au logement (FNAL), le cas échéant, le versement de transport, les cotisations patronales d'assurance chômage et de retraite complémentaire, ainsi que les cotisations patronales AGFF, les cotisations accident du travail pour les contrats conclus depuis le 1er janvier 2007.
Ces cotisations restantes sont calculées sur la base du salaire légal versé à  l'apprenti (à  savoir un pourcentage du SMIC déterminé en fonction de son àge et de l'ancienneté du contrat) diminué de 11 points.

4
Des aides de la région »
Le contrat d'apprentissage permet aussi d'avoir accès à  des aides financières versées par le conseil régional. Ces aides appelées indemnités compensatrices forfaitaires sont les suivantes :
- prime de soutien à  l'effort de formation de 1 200 euros par an,
- versement d'un bonus de 400 euros la première année pour chacun des cas suivants : entreprise de moins de 10 salariés ; difficulté d'insertion du jeune ; embauche d'une femme dans un métier masculin et vice versa ; jeune de plus de 21 ans préparant un diplôme de niveau III-IV ou V (ces bonus sont cumulables et le contrat ne doit pas avoir été rompu durant les 6 premiers mois) ;
- majoration de la prime annuelle de 400 euros, la première année, si le maître d'apprentissage suit une formation et de 400 euros la dernière année si l'apprenti se présente à  l'examen,
- crédit d'impôt d'un montant annuel de 1 600 euros.
5 Gratuité de la formation » La formation de l'apprenti en CFA n'entraîne aucun coût supplémentaire pour l'entreprise : les dépenses de fonctionnement sont financées par la taxe d'apprentissage et par le Conseil régional.
6 Non prise en compte de l'apprenti dans l'effectif » Le recrutement d'un apprenti est sans incidence sur les obligations de l'employeur liées aux conditions de seuil d'effectif (participation au développement de la formation continue, mise en place des instances représentatives du personnel, sauf pour la tarification des risques accident du travail).
Jean Roulland
Chargé de l'emploi et de la formation à  la FRSEA
Animateur de la commission paritaire régionale pour l'emploi en agriculture (CPRE)
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

Parcoursup 2026 : plus de 3.300 places disponibles dans l’enseignement agricole

Pour les candidats qui n’auraient pas encore trouvé leur place dans l’enseignement supérieur, la phase complémentaire de la…

Au delà des températures caniculaires, les cultures touchées par le déficit hydrique

Si la chaleur extrême a pu affecter certaines cultures fragiles, telles que les légumes et le maïs semence, les productions…

«On va devoir adapter nos systèmes d’élevage aux évolutions climatiques»

Installé à Perquie, dans l’est des Landes, Joël Sillac observe les impacts du récent épisode caniculaire sur l’élevage et les…

Les chambres d’agriculture alertent sur les réductions d’irrigation

Sur le bassin de l’Adour, 1.600 emplois seraient menacés, 135 millions d’euros de chiffres d’affaires perdus chaque année, et…

Fibre de laine : les premiers essais en carrière équine sont « encourageants »

Avec près de 45 tonnes de laine collectées ce printemps, la Caoso franchit une première étape dans son projet  de relance…

10 ans des Régions : une réforme qui ne convainc pas

Le 1er janvier 2016, l’Aquitaine, le Limousin et le Poitou-Charentes fusionnaient pour donner naissance à la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon