Aller au contenu principal

Viande bovine : le GIE export toujours sur la sellette

Devant l'assemblée générale du SNIV-SNCP (industries de la viande), son président, Jean-Paul Bigard, a confirmé, le 27 septembre, que son syndicat continuait à  refuser de participer à  un GIE chargé de l'exportation de viande bovine et surtout de bétail vivant. Les industriels de la viande menacent même de quitter l'interprofession (Interbev) si le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, continue à  exiger leur participation. Motif invoqué : si le SNIV-SNCP est favorable à  l'exportation de viande bovine découpée en carcasse, il est farouchement opposé à  l'envoi d'animaux vivants car, selon M. Bigard, « c'est exporter nos emplois, c'est mettre à  terre l'industrie, c'est tuer la filière ». Le Maire fait le forcing Les coopératives agricoles (Coop de France Bétail et Viande) avaient déjà  réaffirmé, la veille, leur refus de participer à  ce GIE. Bruno Le Maire avait vertement interpellé les deux structures lors du SPACE de Rennes, le 13 septembre dernier, qualifiant leur posture d'« erreur historique ».
Bruno Le Maire a confirmé à  Pierre Chevallier, président de la Fédération nationale bovine qu'il a reçu, le 29 septembre, son engament en matière d'exportation d'animaux vivants vers les pays tiers « afin de profiter de l'ouverture des marchés porteurs » et sa mobilisation personnelle en faveur du GIE export. Face à  la polémique suscitée par la création de cette nouvelle structure au sein de l'interprofession et l'opposition qu'elle suscite chez le Syndicat national des industries de la viande et de Coop de France, le président d'Interbev, Dominique Langlois, cherche à  temporiser. « Le GIE mis en place le 1er juin 2011, sous l'égide d'Interbev est un outil d'aide à  l'exportation de bétail, de viande et de génétique bovine, dont les objectifs exclusifs demeurent de développer les courants d'affaires dans les pays tiers ». Avant de préciser que l'Interprofession bétail et viande « fixe au GIE un rôle de facilitateur dont l'intervention et les services doivent décroître au fur et à  mesure du développement commercial pour s'effacer lors de l'établissement du courant d'affaires, domaine réservé aux entreprises ».
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

DNC : la levée de la ZR 6  lance une douce reprise des mouvements

C’est un premier soulagement pour les éleveurs du Sud-Ouest. Après plusieurs semaines de blocage, Robin Barbé, installé à…

Bovins absents au SIA, entre déception et compréhension

Les vaches des familles Bazaillacq à Jurançon (64) et Ducasse à Bégaar (40) ne fouleront pas les rings du Salon international…

Saint-Valentin: des fleurs dans les serres, des étoiles dans les yeux

Pour la fête des amoureux, Camille Rebolle-Laborde propose des fleurs produites sur sa ferme à Lasseube (64).

« C’est le procès de l’écobuage »

Une agricultrice d’Asson, qui avait déposé la déclaration préalable, était jugée à Pau, notamment pour « dégradation…

Les rouges et les blancs ont été assemblés à la cave coopérative de Saint Mont

Reflet du patrimoine ampélographique de l’AOC Saint Mont et événement annuel incontournable de l’appellation, l’assemblage du…

CGA 2026 : la tournée des préleveurs, dernière étape décisive avant Paris

Avec deux autres collègues, Lise Damprund procède au prélèvement, dans les Pyrénées-Atlantiques, des produits en lice pour le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon