Aller au contenu principal

Les semencier réclament un cadre règlementaire "clair et réaliste" pour produire

Pour sa deuxième année d'existence, l'Union française des semenciers s'affiche ouvertement comme force de propositions et de lobbying pour promouvoir ses intérêts tant en France qu'auprès de Bruxelles.

file-L'Union française des semenciers souhaite un cadre réglementaire «clair et réaliste" pour produire et vendre leurs semences en France et à  l'étranger sans encourir une interprétation abusive ou restrictive des textes. © Réussir
L'Union française des semenciers souhaite un cadre réglementaire «clair et réaliste" pour produire et vendre leurs semences en France et à  l'étranger sans encourir une interprétation abusive ou restrictive des textes. © Réussir
À l'issue de son assemblée générale le 8 novembre dernier à  Paris, l'Union française des semenciers (UFS) a annoncé la prochaine ratification de la convention internationale Upov qui date de 1991. Maintes fois reportée, cette convention, qui régit les droits de propriété intellectuelle sur les semences et assure une meilleure protection des obtenteurs vis-à -vis des plagiats, a été adoptée par le Sénat en juillet dernier. Elle est actuellement à  l'ordre du jour de l'Assemblée nationale. Au terme de cette convention, le droit de ressemer sa propre récolte ne concernerait que certaines espèces et serait strictement limité à  l'exploitation agricole. Autre obligation, la traçabilité des semences de ferme devra être assurée. En outre, si la loi est adoptée par l'Assemblée nationale, les agriculteurs utilisant des semences fermières issues de semences certifiées seront redevables d'une cotisation pour rémunérer les obtenteurs qui ont créé les variétés. L'objectif final est de financer les efforts de recherches de l'industrie semencière. Un guide de bonnes pratiques François Desprez, le président de l'UFS, espère que cette ultime tentative sera enfin la bonne. Lui qui se bat pour obtenir des pouvoirs publics « l'assurance de pouvoir mener librement des travaux de recherche en utilisant les techniques les plus innovantes et en bénéficiant du plus large accès aux ressources génétiques ». Tout en disposant « d'un cadre réglementaire clair et réaliste qui leur permette de produire et de vendre leurs semences en France et à  l'étranger, sans encourir une interprétation abusive ou restrictive des textes ». Ce cadre, l'UFS souhaite le préciser pour accéder aux ressources génétiques, c'est-à -dire aux variétés déjà  créées en limitant les interférences entre les deux modes de protection, le brevet et le certificat d'obtention végétale. L'Union française des semenciers plaide également pour la mise en application du dernier règlement européen portant sur le traitement des semences et l'étiquetage pour permettre aux producteurs français d'alimenter le marché international. Au menu des réflexions du syndicat, la mise en place d'un guide de bonnes pratiques des semences. Déjà  opérationnel sur le mais, sa déclinaison pour les oléagineux est prévue pour 2012 et il est en préparation pour les autres céréales. Autres travaux engagés : la récupération des emballages usagés et l'élimination des semences traitées déclassées. Enfin l'Union française des semenciers est en première ligne sur l'élaboration de la future Seed law qui va regrouper en un seul document l'ensemble des directives et des règlements européens sur les semences. Les semenciers sont notamment extrêmement vigilants sur toutes les dispositions qui pourraient être adoptées en matière de biotechnologies aussi bien à  Bruxelles qu'à  Paris dans le cadre du Haut conseil des biotechnologies. Mon 810
Selon l'UFS, le Conseil d'État devrait casser l'arrêté du ministère de l'agriculture sur le moratoire sur la culture du mais Mon 810 de Monsanto. La décision est attendue dans les jours qui viennent.
Toutefois, l'UFS ne s'attend pas à  ce que l'autorisation de la mise en culture de ce mais OGM soit possible pour la campagne prochaine. Les pouvoirs publics ne devraient pas prendre de décisions en ce sens sur ce dossier qui suscite beaucoup de polémiques en raison du calendrier électoral.
Semence en chiffres
La France compte 74 entreprises de sélection et 241 entreprises de production de semences dont le chiffre d'affaires a atteint 2,7 milliards d'euros. La sélection emploie 2.200 personnes dans la recherche et 4.000 dans la production. La production, 500 salariés et 18.200 agriculteurs multiplicateurs qui consacrent 326.000 hectares à  la production de semences.
La France est le premier producteur européen de semences, le deuxième exportateur mondial de semences, mais le numéro un pour le mais et le numéro trois pour les semences potagères. Le chiffre d'affaires d'export dépasse légèrement les 1 milliard d'euros pour un excédent commercial de 600 millions d'euros.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

Broutard : la chute des prix ne passe pas

La spirale baissière des cours des veaux irrite Sébastien Pinque, éleveur bovins et ovins installé à Chéraute. Pour lui, cette…

Vivadour et Terres du Sud donnent naissance à Auraïa

Cette nouvelle structure, née de la fusion des deux groupes coopératifs, veut renforcer ses services et consolider plusieurs…

Hervé Lard avec une Bazadaise et Audrey Ladonne avec une Blonde d'Aquitaine
Aquitanima 2026 : la passion bovine traverse les âges

Du 22 au 28 mai, le Salon de l’agriculture de Nouvelle-Aquitaine investit le parc des expositions de Bordeaux. Portrait croisé…

Influenza aviaire : «Rester vigilant, face à un virus devenu endémique»

Le professeur Jean-Luc Guérin dresse les enseignements de la saison 2025-2026 sur le plan sanitaire.

L’équipe organisatrice et les partenaires devant le véhicule représentant le Train d'Artouste
Caravane béarnaise : un budget réduit avec la même ambition

l’ADT 64 a présenté la nouvelle formule de son opération Le Béarn fait son Tour de France. 

Patricia Beaumont et Philippe Sauvignet devant les conteneurs
À Mont-de-Marsan, la station d’épuration teste le traitement des micropolluants

Une unité pilote expérimente différentes technologies à l’initiative du conseil départemental des Landes.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon