Les fermes ouvertes, « un véritable investissement »
Le président de la FDSEA, Henri Bies-Péré, revient sur cette opération qui a pour but de faire découvrir l'agriculture aux élèves de CM1 et CM2 en leur proposant une visite de ferme gratuite.
Gardez-vous le contact avec les classes après leur visite ? H. B.-P. » Après l'opération, nous faisons parvenir à toutes les classes reçues le journal agricole du département avec deux pages consacrées aux Fermes ouvertes. Chaque opération sur une exploitation fait l'objet d'une photo. Ainsi, chaque classe peut retrouver son exploitation d'accueil. Par ailleurs, nous n'oublions pas de faire parvenir directement par mail à chaque classe accueillie des photos de sa visite à la ferme. Qu'est-ce qui vous plaît dans cette opération ? H. B.-P. » Chez nous les enfants connaissent le lien entre l'agriculture et alimentation. Au-delà de la rencontre avec eux, ce qui nous motive encore plus dans cette opération, c'est que nous avons aussi des échanges avec les enseignants. Nous savons qu'après la visite les enseignants continueront avec leur classe le travail sur la connaissance de l'agriculture. Ils en discuteront aussi avec leurs collègues. Et puis, les enfants parleront aussi de leur sortie avec leurs parents. Pour vous, participer à l'opération Fermes ouvertes vous pose-t-il des problèmes alors que l'agriculture est en situation de crise et qu'il y a sans doute mille autres choses à faire à la FDSEA ? H. B.-P. » Évidemment, dans les périodes de crise, les agriculteurs souhaitent que leur syndicat mène des actions pour les défendre. Il faut reconnaître aussi que participer à cette action ne vous amène pas non plus immédiatement de la notoriété. Mais faire l'opération Fermes ouvertes, c'est un investissement à long terme sur les méthodes de production, sur l'alimentation. Ce qu'on espère c'est que dans 10 ans, les adultes qu'ils seront devenus se souviendront de leur visite.