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Plébiscite pour le bois du Haut-Béarn

Une récente étude révèle que les bois issus du piémont et des vallées sont d'excellente qualité.

Nous avons fait le pari de tordre le cou à  un préjugé tenace qui fait du bois des vallées et du piémont haut-béarnais un bois médiocre pour les professionnels de la filière ». Pierre Casabonne, premier vice-président du Pays Oloron-Haut Béarn en charge de la forêt, est un élu satisfait. L'étude technologique de caractérisation de la qualité de la ressource locale (sapin et hêtre), présentée ce mardi 13 décembre à  Oloron-Sainte-Marie, a démontré que le bois issu du Haut-Béarn n'avait rien à  envier à  ces concurrents. « Il est même d'excellente qualité », lance Pierre Casabonne.L'idée d'un pôle bois Conduite par Sofie Blanchart, chargée de mission forêt-bois au sein du pays, cette étude révèle en effet que le sapin pyrénéen a passé tous les tests avec succès. La société Xyloméca a ainsi mesuré avec précision la résistance mécanique des pièces. Le résultat est sans appel : « 99,3 % des sapins pectinés sont classés C24 ». C'est-à -dire qu'ils peuvent parfaitement entrer dans la fabrication de charpentes lamellées-collées et industrielles. « Les artisans locaux utilisent très peu ce bois, explique Sofie Blanchart. Ils importent beaucoup de bois, notamment des pays scandinaves ».
La première idée des élus du Pays Oloron-Haut Béarn est de convaincre les 83 entreprises du secteur de « construire en bois local ». Un travail de longue haleine, car comme le précise encore Pierre Casabonne, « les tests mécaniques amènent une crédibilité, mais les préjugés ne disparaissent pas avec l'étude ». Deuxième objectif avoué, fédérer tous les acteurs de la filière autour de la création d'un pôle bois sur la commune d'Ogeu. Ce projet prévoit notamment la mise en place d'un plateforme de mutualisation d'équipement, une interface pour les échanges interprofessionnels, un lieu de formation et d'expérimentation, ou encore un espace de communication. «Si nous parvenons à  susciter l'intérêt, il ne faudra pas laisser retomber le soufflé», conclut l'élu barétounais. Yannick Alllongue
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