Aller au contenu principal

Prairies : c'est l'heure des premiers apports en fertilisants

L'azote est avec l'eau le moteur principal de la croissance végétale. Les autres éléments nutritifs indispensables au bon fonctionnement de la plante — le phosphore, le potassium, le soufre — sont aussi à  apporter à  bon escient

En stimulant la synthèse de la chlorophylle et des protéines, l'azote, accélère l'accroissement de la surface foliaire : la photosynthèse ainsi activée, la plante fabrique de la biomasse et augmente son rendement. L'azote utilisable par la végétation peut se présenter sous deux formes : minérale (nitrique, ammoniacale et uréique) ou organique. Parmi les formes minérales, les nitriques (NO3 = nitrate), solubles, sont le plus directement assimilable par la végétation. Non retenus par le complexe adsorbant du sol, ils sont aussi facilement lessivables. Les formes ammoniacales (NH4) et encore plus uréiques (« complexe » de NH2) sont des formes dites « retard », parce qu'elles demandent à  être transformées en nitrates pour pouvoir être assimilées. Cette minéralisation, plus rapide si chaleur et humidité sont présentes, peut prendre de quelques jours à  plusieurs semaines. Azote minéral ou organique Les formes organiques constituent une part importante, mais variable (selon le type d'élevage et d'effluent) de l'azote des effluents de ferme. Plus ou moins complexée, cette fraction organique nécessite encore plus de temps pour être mise à  disposition de la végétation : elle est responsable des « arrières effets » de l'épandage, qui sont visibles quelques mois, voire, parfois, quelques années plus tard. Les apports azotés le plus rapidement actif sont donc les engrais minéraux à  base d'azote nitrique, puis les engrais ou effluents (comme les lisiers, fumiers et fientes de volailles) riches en ammonium. Les autres fumiers et composts, où l'azote est majoritairement sous forme organique, s'ils sont apportés maintenant, ne seront efficaces que pour des pousses ultérieures à  celles de ce printemps. Des besoins aussi en phosphore, potasse et souffre Les besoins phospho-potassiques sont, eux, indépendants des niveaux de production. Le phosphore et la potasse, en activant la croissance des racines, permettent de valoriser l'eau et l'azote. Les apports de ces éléments, qui favorisent aussi les légumineuses, sont donc aussi à  privilégier avant le démarrage de la végétation. Il est possible de vérifier l'état de nutrition phospho-potassique d'une prairie, donc son besoin en complémentation minérale, en faisant réaliser un dosage de ces éléments dans la végétation ; cette mesure des indices de nutrition PK, de coût modique, est à  envisager plutôt en avril, lors de la pleine pousse*. Enfin, tout comme l'azote (mais dans une moindre proportion), le soufre est lui aussi un élément indispensable dans le métabolisme des plantes, notamment pour fabriquer chlorophylle et protéines. D'après une étude de l'INRA (Institut national de la recherche agronomique), les graminées ont des besoins en soufre d'environ un dixième de ceux en azote. Les légumineuses sont plus exigeantes en cet élément que les graminées, à  cause de leur teneur en protéines, et parce qu'il joue un rôle important dans la formation des nodosités. Marie-Claude Mareaux * Mesure des indices de nutrition PK : un article ultérieur reviendra sur ce sujet
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

Une attaque de vautours à Salies-de-Béarn

Sur les coups de midi, Benoit Mourlàas, éleveur de Blondes d’Aquitaine, a retrouvé une de ses vaches dépecée par des vautours…

Œufs : un équilibre toujours fragile

À Géronce (64), Gaëtan Estanguet pilote un atelier de poules pondeuses. Une activité enrichissante qui manque cependant, à ses…

Broutard : la chute des prix ne passe pas

La spirale baissière des cours des veaux irrite Sébastien Pinque, éleveur bovins et ovins installé à Chéraute. Pour lui, cette…

L’Adelfa : histoire d’un réseau humain au service du collectif

Les épisodes de grêle de la fin de semaine dernière rappellent le risque élevé à l’approche de l’été. Pour limiter les dégâts…

ETAL40, un tremplin efficace pour s’installer en production maraîchère

Le dispositif des Espaces tests agricoles landais, porté par le conseil départemental depuis sept ans, a déjà permis à huit…

Hervé Lard avec une Bazadaise et Audrey Ladonne avec une Blonde d'Aquitaine
Aquitanima 2026 : la passion bovine traverse les âges

Du 22 au 28 mai, le Salon de l’agriculture de Nouvelle-Aquitaine investit le parc des expositions de Bordeaux. Portrait croisé…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon