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Un agneau bien identifié

Après 14 ans de travail, l'agneau de lait Des Pyrénées obtient enfin son IGP.

C'est une réelle bonne nouvelle pour la filière ovine des Pyrénées-Atlantiques. La viande des agneaux de lait issus des trois races locales (Manechs Têtes Rousses ou Noires, Basco-Béarnaises) a obtenu l'Identification géographique protégée (IGP) de la part des instances européennes, la confirmation étant publiée dans le journal officiel le 3 octobre dernier. Depuis 1992, l'agneau de lait bénéficiait déjà  du label rouge. « De l'agneau de lait, il s'en fait partout en France et en Europe, explique Jean-Michel Armagnague, président de la coopérative agricole ovine du Sud-Ouest (Caoso). La notice technique précise qu'il doit s'agir d'un animal de 90 jours maximum, d'un poids n'excédant pas 13 kg de carcasse et nourri essentiellement au lait de sa mère ». La concurrence se fait sévère au sein de l'Union européenne notamment vis-à -vis de pays ou provinces tels que la Roumanie, la Grèce et, surtout, la Sardaigne. Garantie de qualité et d'origine
La filière basco-béarnaise a voulu aller plus loin, faire de l'agneau de lait pour la filière ovine ce qu'est le foie gras à  la filière palmipèdes. « L'agneau de lait des Pyrénées doit avoir 45 jours maximum avec un poids de carcasse situé entre 4,5 et 11 kg et doit être nourri exclusivement au lait de sa mère par tétée au pis », insiste le responsable. Aux agneaux issus des races locales, il faut ajouter des croisés de pères Suffolk ou Charolais mais dont les mères sont impérativement des représentantes des laitières autochtones. Cette IGP concerne 150.000 agneaux, dont 80 % issus du système transhumant, pour 820 éleveurs. Son prix se situe aux alentours de 4,50 euros le kg vif (soit l'agneau à  60 euros, toujours en vif). « Auparavant, poursuit Jean-Michel Armagnague, l'agneau était considéré comme un sous-produit. Désormais il s'agit d'un coproduit d'une filière qui possède aussi son Appellation d'origine protégée (AOP) Ossau-Iraty. Qui dit coproduit, dit plus-value, une production plus typée et tirée vers le haut. C'est capital car, dans nos montagnes, la brebis laitière est souvent le dernier rempart avant la friche ». Après une vaste opération de communication, notamment sur les qualités organoleptiques de la viande d'agneau, une prochaine étape pourrait être la valorisation de la laine des races béarnaises. Philippe Delvallée
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