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IBR : assainir et qualifier les cheptels

À l'image des Pyrénées-Atlantiques, la situation vis-à -vis de l'IBR est insatisfaisante dans de nombreux départements. Les éleveurs sont invités à  faire certifier leurs troupeaux.

file-La certification IBR a pour intérêt de répondre à  la demande en bovins certifiés dans les échanges commerciaux européens et mondiaux et diminuer le coût de la lutte contre l'IBR, supporté par les éleveurs au travers des groupements de défense sanita
La certification IBR a pour intérêt de répondre à  la demande en bovins certifiés dans les échanges commerciaux européens et mondiaux et diminuer le coût de la lutte contre l'IBR, supporté par les éleveurs au travers des groupements de défense sanita
Après sept années de prophylaxie obligatoire, les résultats de la lutte contre l'IBR ne sont pas satisfaisants dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Le taux de cheptels infectés est maintenant de 12% et le nombre de bovins positifs ne diminue pas de manière significative. Le nombre de nouveaux cheptels positifs est toujours important (de l'ordre de 4% cette année): l'amélioration de la sensibilité des tests de dépistage en explique probablement une partie, mais d'autres raisons peuvent être avancées, notamment la commercialisation, pour l'élevage, de bovins déjà  connus positifs La réglementation impose que tout bovin dépisté positif en IBR soit vacciné par un vétérinaire ou abattu dans les 2 mois suivant la notification du résultat à  l'éleveur. Cette vaccination IBR, si elle est correctement réalisée (respect du protocole et notamment des délais entre les injections), permet de stopper l'excrétion virale par les bovins positifs qui sont porteurs à  vie du virus. Cependant, pour diverses raisons, son efficacité peut parfois être limitée. Les limites de la vaccination En effet, un animal positif peut continuer de contaminer ses congénères négatifs jusqu'à  1 mois environ après la primo vaccination. De plus, en fonction de leur état de santé, certains bovins ne développent pas forcément suffisamment d'anticorps suite à  la vaccination et restent donc parfois contagieux. Enfin, l'administration de médicaments à  base de corticoides à  des bovins positifs vaccinés peut provoquer la réactivation et la réexcrétion du virus, malgré la vaccination. C'est pourquoi il est recommandé de réformer, au plus vite, les bovins positifs en IBR, même s'ils sont vaccinés. La certification IBR permet d'apporter une garantie sanitaire supplémentaire aux acheteurs dans le commerce des bovins. C'est une démarche volontaire qui repose sur le respect du cahier des charges national qui est plus strict que la réglementation actuelle (la démarche de qualification de cheptel, reconnue officiellement, a été mise en oeuvre en 1996 et permet d'offrir aux acheteurs de bovins des garanties sanitaires). Une certification à  faire progresser Avec 17% de cheptels certifiés en IBR, le taux de certification dans les Pyrénées-Atlantiques est le plus bas d'Aquitaine, et même du Sud-Ouest. Pourtant, la demande en bovins certifiés est de plus en plus forte, notamment de la part de la région Pays de Loire qui achète beaucoup de bovins maigres dans le département et où plus de 80% des cheptels sont certifiés! Au niveau national, ce taux de certification est de plus de 60% et l'objectif est que tous les cheptels français soient certifiés en IBR au plus vite. Deux raisons principales à  cela: répondre à  la demande en bovins certifiés dans les échanges commerciaux européens et mondiaux et diminuer le coût de la lutte contre l'IBR, supporté par les éleveurs au travers des groupements de défense sanitaire (GDS), en allégeant la prophylaxie annuelle et les contrôles à  l'introduction. C'est pourquoi le GDS des Pyrénées-Atlantiques recommande à  tous les éleveurs dont le cheptel n'est pas encore certifié en IBR et qui n'ont pas de bovins positifs en IBR dans leur troupeau, de s'engager dans la démarche de certification. Dans chaque département, il suffit pour cela de contacter le service de certification IBR du GDS. Le GDS des Pyrénées-Atlantiques En chiffresEn France, la situation épidémiologique au regard de l'IBR, est loin d'être homogène. Le pourcentage de troupeaux (laitiers et allaitants) infectés varie nettement en fonction des départements. Le taux de prévalence de la maladie est sensiblement plus bas dans les régions à  vocation laitière.
Dans les Pyrénées-Atlantiques, le Groupement de défense sanitaire déplore une situation encore très perfectible:
» 12,4% des cheptels sont infectés, avec au moins un bovin positif vacciné ou non.
» 1700 bovins sont positifs, vaccinés ou non. Ces animaux sont porteurs du virus de l'IBR à  vie. Par conséquent, ils sont à  éliminer dès que possible
» 16,8% de cheptels sont qualifiés, bien en dessous de la moyenne nationale qui se situe à  plus de 60%!
» 70% de cheptels sont négatifs non qualifiés mais ils seraient qualifiables sous certaines conditions
Au niveau national, l'objectif des autorités sanitaires est que tous les cheptels français soient certifiés en IBR au plus vite.
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