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En 10 ans, la France a perdu un tiers de ses exploitations laitières

La France compte 77.000 exploitations laitières en 2010, soit un tiers de moins que 10 ans plus tôt. Celles qui restent sont de plus en plus importantes.

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La production laitière s'est extrêmement concentrée en France entre 2000 et 2010, selon une note Agreste primeur publiée le 3 janvier. Plus d'un tiers des exploitations a disparu (37%), la surface de celles restantes s'est accrue de 36% (à  95 hectares), la taille des troupeaux a augmenté de 40% (à  49 vaches), et le quota moyen de deux tiers (67%, à  453.000 litres). Le massif du Jura s'en sort mieux. Terre du Comté, une appellation d'origine protégée fortement organisée et régulée, le Jura n'a perdu que 22% de ses exploitations, avec un taux de renouvellement d'une installation pour deux départs. Les exploitations des Alpes ou des Vosges, dont un nombre important a une activité de transformation à  la ferme ou est engagé dans une filière sous appellation, ont également mieux résisté. Le Sud-Ouest perd la moitié de ses effectifs À l'inverse, le service de la statistique et de la prospective du ministère de l'agriculture compte seulement une installation pour sept départs dans le Sud-Ouest, qui a perdu la moitié de ses effectifs laitiers en 10 ans. Le taux de renouvellement dans les bassins laitiers de plaine à  forte densité est d'une installation pour quatre départs. Dans l'Ouest, 36% des exploitations ont disparu, les surfaces ont augmenté de 41% et les troupeaux de 48% (52 vaches). Si les arrêts résultent souvent de départs à  la retraite, ils peuvent également correspondre à  une réorientation vers la culture de céréales. Le taux de reconversion avant la retraite «peut varier énormément selon les conditions économiques de la production dans les différents territoires laitiers», note Agreste: entre 2000 et 2007, ce taux d'arrêt précoce varie ainsi du simple au quadruple entre le Jura et les zones à  faible densité laitière. Depuis, il est beaucoup plus élevé dans certains départements de Poitou-Charentes et du Sud-Ouest, ce qui «laisse penser que ces arrêts précoces restent plus fréquents dans ces zones de faible densité laitière».
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