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Réduction de la production laitière: 180.000 tonnes souscrites en France

En France, 13.000 éleveurs ont ainsi déposé des demandes pour une réduction de plus de 180.000 tonnes de lait, a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué du 27 septembre.

file-Les 150 M€ prévu par Bruxelles pour la réduction volontaire de production européenne consommés à 99 %.
Les 150 M€ prévu par Bruxelles pour la réduction volontaire de production européenne consommés à 99 %.

Suite au plan d’aide aux éleveurs décidé cet été par la Commission européenne et à l’enveloppe supplémentaire de 50 millions pour encourager la réduction de la production de lait et éviter la décapitalisation décidée fin août par le gouvernement français, les producteurs de lait avaient jusqu’au 21 septembre pour formuler leurs demandes de réduction pour les trois prochains mois.

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Ainsi, chaque kilo non produit dans l’Hexagone sera indemnisé à hauteur de 24 centimes par kilo, dans la limite d’une réduction de 5% par rapport aux trois derniers mois de 2015 (au-delà des cinq premiers pourcents, l’indemnisation baisse à 14 centimes par kilo).

Au niveau européen, la baisse atteint 1,071 million de tonnes, «ce qui traduit la prise de conscience collective et la pertinence du dispositif souhaité par la France depuis des mois», souligne le ministère.

Un dispositif bien tardif

Réagissant à ces chiffres, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) constate que «rééquilibrer le marché du lait dans une Europe à 28 est réalisable!», les pays du nord de l’Europe, habituellement réfractaires à ce type de mesure, ayant eux aussi mis en place le dispositif. L’organisation précise qu’il reste suffisamment de budget pour une diminution de production de 11.000 tonnes dans une deuxième période.

La FNPL regrette néanmoins l’arrivée tardive du dispositif («ce n’est pas deux ans après le début d’une crise qu’il faut agir») ainsi que «le mal français qui complexifie ce qui devrait être simplifié», à l’origine de «l’exclusion du dispositif d’un certain nombre de producteurs, ce qui n’est pas acceptable».

 

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