Aller au contenu principal

Les Jeunes Agriculteurs en faveur d’un «modèle agricole de type familial»

Dans un document qu’il souhaite diffuser largement lors du prochain Salon international de l’agriculture, le syndicat des Jeunes Agriculteurs présente leur manifeste et précise ses revendications en faveur d’un «modèle agricole de type familial».

file-Les JA ont présenté leur manifeste lors des vœux du syndicat à la presse. Il cible trois questions : quelle agriculture voulons-nous en France? Comment favoriser le renouvellement des générations? Comment défendre l’agriculture française?
Les JA ont présenté leur manifeste lors des vœux du syndicat à la presse. Il cible trois questions : quelle agriculture voulons-nous en France? Comment favoriser le renouvellement des générations? Comment défendre l’agriculture française?

Un «manifeste pour une ambition agricole française qui défende un modèle agricole de type familial» a été rédigé par le syndicat des Jeunes Agriculteurs. Il a été officialisé le 10 janvier dernier et présenté lors des vœux du syndicat à la presse. Destiné à tous les candidats à la présidentielle, il insiste sur les grands axes à développer pour conserver une agriculture forte. Ce manifeste, qui sera délivré lors des visites des politiques au Salon international de l’agriculture, pose trois questions : «Quelle agriculture voulons-nous en France?», «Comment favoriser le renouvellement des générations d’agriculteurs?» et «Comment défendre l’agriculture française?».

Établir des relations équilibrées

À la première question, les JA répondent «en défendant une politique agricole qui rééquilibre les rapports de force dans les filières». Pour cela, le syndicat prône le regroupement des agriculteurs en organisations de producteurs pour peser dans les négociations commerciales. Il encourage la contractualisation et «attend du Président de la République» une révision de la loi de modernisation de l’économie (LME).

D’autre part, les JA évoquent le problème de la surréglementation, demandant «de définir des normes en concertation avec les agriculteurs». «Le futur chef de l’État devra reprendre la main sur son administration». Dans un contexte où le versement de certaines aides PAC peut avoir jusqu’à deux ans de retard, la phrase n’est pas anodine. Le syndicat demande aussi à mettre en place des objectifs de résultat plutôt que de moyens.

Concernant la question du renouvellement des générations, le syndicat revendique «un budget ambitieux pour l’installation des jeunes» et surtout un cadre national, qui devra être défendu par le gouvernement à Bruxelles pour la PAC 2020. Le niveau de formation est également important, comme le rappelle régulièrement Jérémy Decerle, président des JA, dans le cadre d’une professionnalisation du secteur.

Des politiques foncières et fiscales adaptées

Dans le même sens, le syndicat jeune précise «qu’il faut avant tout reconnaître les agriculteurs actifs» d’où l’importance de créer un registre des actifs agricoles : registre toujours en attente et ce malgré le vote de sa création dans le cadre de la loi d’avenir de 2014.

Une politique foncière et une politique fiscale favorisant l’installation sont également revendiquées par les Jeunes Agriculteurs. Ainsi, la taxe foncière sur le non-bâti agricole pourrait être ajustée localement. L’objectif final est de «s’affranchir des stratégies patrimoniales qui empêchent la transmission et la mise à disposition du foncier», explique le syndicat dans son manifeste.

Les JA proposent plusieurs solutions comme le renforcement du statut du fermage, la meilleure maîtrise des prix du foncier lors de l’installation et la suppression de la surconsommation du foncier du fait de l’urbanisation. Pour la fiscalité, selon les JA, «un dispositif plus efficace de gestion du revenu doit être mis en place : réforme profonde de la déduction pour aléas (DPA) ou création de la déduction pour transmission et installation (DPTI)».

Les JA en désaccord avec l’OMC

À la question de la défense de l’agriculture française, c’est par une évolution de la PAC que les Jeunes Agriculteurs apportent une réponse. Abandon progressif des aides découplées au profit d’outils plus efficaces pour sécuriser le revenu, mise en place de nouveaux outils assurantiels ou contracycliques associant des mécanismes privés et adaptés aux spécificités des territoires ou encore aides à l’innovation notamment sur les énergies renouvelables : les propositions sont nombreuses.

Toujours dans le cadre de la PAC, le syndicat revendique un nouveau pacte alimentaire et l’absence de marchandisation de l’agriculture dans les négociations internationales. «Nous refusons de suivre à la lettre les règles dictées par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui considère que les produits agricoles peuvent être échangés comme tout autre bien de consommation», peut-on lire dans le manifeste.

Le syndicat évoque également «le rééquilibrage des accords commerciaux» au travers de «relations internationales rénovées», la promotion des produits français à l’export ou encore la nécessité de reconnaître les contributions environnementales de l’agriculture. Une campagne de communication sur l’agriculture et le métier d’agriculteur devrait être portée par le syndicat avant le début du salon de l’agriculture.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

Tracteur, agriculteurs sur le boulevard des Pyrénées et un pont landais
Crise agricole : une semaine d’actions syndicales

Les FDSEA  et JA des Landes et des Pyrénées-Atlantiques ont mobilisé leurs troupes, avec des revendications communes au…

Le portail « voyageur » a retrouvé sa place devant les locaux de la DDTM

En l’espace de deux semaines, l’action conduite par le réseau FDSEA/JA a fait parler d’elle et a permis de mettre en exergue…

DNC : les fausses informations débunkées

De nombreuses fake news circulent sur les réseaux sociaux au sujet de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Voici quelques…

Les salariés de Grabé-Bidau devant le showroom
Grabé-Bidau, une entreprise familiale au service de l’agriculture depuis 60 ans

Créée en 1965 à Lombia (64) par Jean Grabé-Bidau et son épouse Marie-Thérèse, l’entreprise de mécanique agricole rayonne…

La Passem parcourra 2 000 km pour promouvoir “La Langa Nosta”

La 5e édition s’élancera de Bedous, en vallée d’Aspe, le 30 avril prochain. Durant 10 jours et 9 nuits, des…

Ovinpiades des jeunes bergers : en route pour la finale régionale

46 élèves issus de 5 établissements d’enseignement agricole des Pyrénées-Atlantiques ont participé aux sélections ce jeudi 8 …

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon