Aller au contenu principal

Participez à la consultation publique sur l’arrêté phytosanitaire

Suite à la forte mobilisation du réseau FNSEA, le projet d’arrêté encadrant l’utilisation de produits phytopharmaceutiques est finalement «assez semblable» à celui de 2006. Ce texte, qualifié par la centrale syndicale de «équilibré», est désormais soumis à une double consultation du public, au plan national et européen.

file-La consultation publique ouverte sur les sites du ministère et de la Commission européenne est une nouvelle occasion de redire l’opposition du monde agricole à toute contrainte supplémentaire par rapport au précédent arrêté de 2006.
La consultation publique ouverte sur les sites du ministère et de la Commission européenne est une nouvelle occasion de redire l’opposition du monde agricole à toute contrainte supplémentaire par rapport au précédent arrêté de 2006.

Le ministère de l’agriculture a mis en consultation publique, jusqu’au 3 février, son projet d’arrêté sur les produits phytosanitaires. La forte mobilisation du réseau FNSEA sur ce sujet, depuis juillet 2016, a permis d’obtenir un projet d’arrêté globalement semblable à celui du 12 septembre 2006.

La mise en œuvre de diverses dispositions qui figuraient dans la version proposée en septembre dernier a, ainsi, été évitée. «Ces dispositions constituaient une vraie menace pour la poursuite de l’activité agricole dans nombre de territoires» rappelle Bernard Layre, président de la FDSEA des Pyrénées-Atlantiques.

La précédente version (dite “version 11”) prévoyait notamment l’instauration de zones sur lesquelles l’activité aurait été interdite ou fortement contrainte. Il s’agit de zones non cultivées le long des forêts ou celles accueillant des personnes sensibles (différentes de celles définies au niveau départemental).

Le texte prévoyait aussi d’interdire tout traitement autour des habitations, des haies, des fossés. Il comportait des dispositifs très limitatifs en matière de ZNT avec la volonté de passer leur largeur à 20 mètres (contre 5 actuellement). Il était aussi question d’introduire des modalités inapplicables en pratique ou fortement pénalisantes : réduction des dispositifs végétalisés permanents, suivi du vent en km/h, transformation des effluents phytosanitaires en déchets…

Trois modifications principales

Le projet actuel comporte trois modifications de fond par rapport au texte de 2006. La première concerne la définition des points d’eau. La seconde porte sur les délais de rentrée. Et la dernière intéresse les équipements de protection individuels portables.

S’agissant des points d’eau, le projet d’arrêté reconnaît les cours d’eau “loi biodiversité”. Il prévoit, en outre, une prise en compte d’éléments du réseau hydrographique de la carte IGN et l’obligation pour les préfets d’élaborer, sous quatre mois, la liste des points d’eau le long desquels s’appliquera la zone non traitée.

Seconde modification notoire, le projet d’arrêté étend à tous les produits classés CMR (cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques) des délais de réentrée de 48 heures. Enfin, sur les équipements de protection individuels ergonomiques, le projet d’arrêté permet que les EPI «portables», répondant aux critères définis cet été par le ministère du travail, puissent remplacer les combinaisons de 280 g/m2 avec traitement déperlant.

Un texte qui reste à amender

Pour les responsables syndicaux, il est aujourd’hui essentiel de continuer cette action, en participant à la consultation publique sur le projet d’arrêté encadrant l’utilisation nationale des produits phytosanitaires. Double consultation en vérité puisqu’elle est ouverte sur les sites Internet du ministère de l’agriculture, pour une durée de trois semaines, et sur celui de la Commission européenne durant trois mois.

Au niveau français, cette consultation est ouverte par mail, jusqu’au 3 février, à l’adresse suivante : consultations-public.bib.dgal@agriculture.gouv.fr, en mettant en objet «arrêté utilisation PPP». Au niveau européen, la consultation est ouverte directement sur une page web, sur le site de la Commission européenne.

Tutoriel vidéo

Pour vous aider à répondre aisément et de manière simple et rapide aux deux consultations, vous pouvez consulter un tutoriel vidéo sur le site Youtube

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

Tracteur, agriculteurs sur le boulevard des Pyrénées et un pont landais
Crise agricole : une semaine d’actions syndicales

Les FDSEA  et JA des Landes et des Pyrénées-Atlantiques ont mobilisé leurs troupes, avec des revendications communes au…

Le portail « voyageur » a retrouvé sa place devant les locaux de la DDTM

En l’espace de deux semaines, l’action conduite par le réseau FDSEA/JA a fait parler d’elle et a permis de mettre en exergue…

DNC : les fausses informations débunkées

De nombreuses fake news circulent sur les réseaux sociaux au sujet de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Voici quelques…

Les salariés de Grabé-Bidau devant le showroom
Grabé-Bidau, une entreprise familiale au service de l’agriculture depuis 60 ans

Créée en 1965 à Lombia (64) par Jean Grabé-Bidau et son épouse Marie-Thérèse, l’entreprise de mécanique agricole rayonne…

DNC : la levée de la ZR 6  lance une douce reprise des mouvements

C’est un premier soulagement pour les éleveurs du Sud-Ouest. Après plusieurs semaines de blocage, Robin Barbé, installé à…

La Passem parcourra 2 000 km pour promouvoir “La Langa Nosta”

La 5e édition s’élancera de Bedous, en vallée d’Aspe, le 30 avril prochain. Durant 10 jours et 9 nuits, des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon