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La volatilité des marchés céréaliers inquiète

Manque de visibilité à  moyen et long terme, répercutions sur l'alimentation du bétail : les coups de bourse sur les marchés des cérales inquiètenet les organisations professionnelles agricoles européennes.

Bienvenue à  la hausse des céréales car elle compense en partie les pertes de revenu de l'année dernière mais attention à  la volatilité des prix. Voilà  ce que pensent la plupart des organisations agricoles de l'Union européenne, représentées par le COPA (comité des organisations professionnelles agricoles) et la Cogeca (Coopératives). Selon ces deux organisations, outre la vague de chaleur et la vente de produits de base au-delà  du marché physique, la volatilité actuelle est également exacerbée par la spéculation.
Besoin de faire des prévisionsLa volatilité extrême des prix des céréales « est préoccupante et constitue un problème pour la chaîne d'approvisionnement des produits de base », s'inquiètent le COPA et la Cogeca. Les producteurs, indiquent ces deux organisations, ont besoin d'un certain niveau de prévisibilité des marchés pour pouvoir développer leurs entreprises et pour s'assurer que la production couvre les besoins croissants en termes d'approvisionnement de denrées alimentaires.
Cette volatilité extrême des cours inquiète également les professionnels de l'alimentation du bétail. Après le SNIA (syndicat national des industriels de la nutrition animale), Coop de France nutrition animale dénonce les conséquences de la hausse brutale des prix des matières premières en général, et des céréales en particulier, sur le coût de revient des aliments du bétail.
Répercussions pour les éleveurs La hausse entre fin juin et fin juillet a été de l'ordre de 27 % pour le blé, 25 % pour l'orge et 18 % pour le mais. Du coup, le renchérissement des coûts de production des aliments est estimé par Coop de France à  environ 20 €/t pour les aliments porcs et 30 €/t pour les aliments volailles.
Une augmentation que les fabricants d'aliments « n'auront pas d'autres possibilités que de répercuter », prévient l'organisation. Elle demande donc la remise sur le marché des stocks d'intervention d'orge qui s'élèvent à  5 Mt dans l'UE, dont 1 Mt pour la France, mesure également réclamée par les industriels privés (SNIA).
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