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Mortel monoxyde de carbone

Une campagne nationale d'information et de sensibilisation est lancée par les ministères et organismes concernés par les risques que présente un certain gaz incolore, inodore, combustible et très toxique.

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À l'approche de l'hiver, il est utile de rappeler quelques conseils afin d'éviter le risque d'intoxication au monoxyde de carbone. Le monoxyde est un gaz toxique, incolore, inodore et combustible : rien ne permet de déceler sa présence. Le monoxyde de carbone agit comme un gaz qui asphyxie les cellules du sang.
Il se dégage lorsqu'un appareil utilisant un combustible est mal réglé, vétuste ou mal entretenu. L'intoxication au monoxyde de carbone peut être mortelle. Les symptômes les plus fréquents sont les maux de tête, nausées, vomissements, fatigue, vertiges, troubles visuels et la perte de connaissance (lire zoom ci-dessous).
Des règles simples mais essentielles
Afin d'éviter les intoxications, il est essentiel de respecter quelques règles. Dans un communiqué de presse du 15 octobre, la préfecture des Landes rappelle ainsi qu'il ne faut pas obstruer les aérations. Il convient de faire entretenir la chaudière par un professionnel qualifié avant la période de froid, au moins une fois par an. Il faut faire ramoner le conduit de la cheminée, lequel doit être en bon état et raccordé à  la chaudière.
Autre recommandation préfectorale : n'utiliser que par intermittence les chauffages mobiles d'appoint fonctionnant au butane, propane ou pétrole. Et ne pas utiliser comme moyen de chauffage les appareils « de fortune » : le four de la cuisinière, porte ouverte, un barbecue.
Tous les types d'appareils sont concernés par ces recommandations : les chaudières (bois, charbon, gaz, fioul), les chauffe-eau et chauffe-bains, les inserts de cheminées, les poêles, les chauffages mobiles d'appoint, les cuisinières (bois, charbon, gaz), les moteurs automobiles dans les garages, les groupes électrogènes à  essence ou à  fioul et tout moteur thermique fixe ou mobile, les appareils « de fortune » type brasero, barbecue.
En cas d'exposition au monoxyde de carbone, les consignes de sécurité sont simples Il faut tout d'abord ouvrir les portes et les fenêtres afin d'aérer et arrêter si possible les appareils à  combustion. Bien évidemment, il importe de quitter les lieux avec tous les occupants et appeler les services de secours : le 15 (SAMU), le 18 ou 112 (sapeurs-pompiers).
La préfecture demande aussi aux habitants de ne réintégrer les locaux qu'après le passage d'un professionnel qualifié : celui-ci recherchera la cause de l'intoxication et proposera les travaux à  effectuer.
De plus amples renseignements concernant le monoxyde de carbone et les mesures de prévention à  respecter sur www.landes.pref.gouv.fr
Gaz asphyxiant
Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz asphyxiant indétectable : invisible, inodore. Il est le résultat d'une mauvaise combustion,
quelle que soit la source d'énergie utilisée. Sa densité est voisine
de celle de l'air. Il se diffuse donc très vite dans l'environnement.
Il est la principale cause d'intoxication accidentelle en milieu domestique. Les diverses sources statistiques permettent d'estimer à  6 000 le nombre des victimes d'intoxications chaque année et à  300 le nombre de décès dont 150 sont d'origine domestique.
Cependant, l'incidence réelle des intoxications au monoxyde de carbone est certainement sous-estimée, du fait de l'installation récente d'un dispositif de surveillance.
Les intoxications sont souvent liées au comportement (défaut d'entretien des appareils, chauffages d'appoint) et aux phénomènes météorologiques (froid intense, brouillard, période de redoux).
En cas d'intoxication grave, les personnes risquent, par la suite, d'être atteintes de migraines chroniques, de dépendances
neurologiques invalidantes (troubles de la coordination motrice, paralysies de toutes formes). Ces intoxications sont aussi suspectées de perturber le développement cérébral des enfants et notamment leur fonctionnement intellectuel.
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