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Influenza : la profession demande d’accélérer les indemnisations

Ces derniers jours, les FDSEA des Landes et des Pyrénées-Atlantiques ont exhorté les services de l’État à soutenir rapidement les trésoreries des exploitations avicoles. Il y a urgence à accélérer les processus d’indemnisation.

file-Les producteurs de palmipèdes, dont l’élevage a été un foyer, sont les premiers à bénéficier d’une avance.
Les producteurs de palmipèdes, dont l’élevage a été un foyer, sont les premiers à bénéficier d’une avance.

Si les élevages foyers — où le virus a été détecté — devraient être les premiers à bénéficier des paiements des avances de trésorerie, les syndicats demandent à l’administration de faire preuve de réactivité vis-à-vis des élevages ayant dû abattre leurs animaux dans le cadre des mesures de dépeuplement.

D’autres volets des revendications concernent la couverture de la perte d’activité (manque à gagner lié au dépeuplement puis au vide sanitaire à venir), ainsi que les indemnisations pour les producteurs de volailles de chair.

Des calculs selon le type d’animal

Les premières bases des différentes procédures ont été communiquées fin janvier par l’administration. S’agissant des exploitants concernés par une mesure d’abattage sanitaire liée à une suspicion ou à un foyer d’influenza aviaire (APMS ou APDI), le montant de l’indemnisation sera calculé à partir du type d’animal euthanasié et du nombre de jours d’élevage de l’animal. Pour tenir compte de l’espèce et du mode de production, un barème précise une indemnité forfaitaire par type d’animal euthanasié.

Les services de l’État adressent un courrier aux éleveurs concernés par l’abattage sanitaire, accompagné du barème. Avec ce courrier, les éleveurs pourront immédiatement évaluer le montant de l’indemnisation et solliciter une avance correspondant à 75% de la valeur marchande. Le solde de l’indemnisation sera versé dans un second temps, après expertise d’un dossier fourni par l’exploitant. Ce dossier permettra également de consolider le montant de l’indemnisation du déficit de production subi par l’exploitation.

Abattages préventifs

S’agissant des exploitants concernés par une mesure d’abattage préventif, le montant de l’indemnisation sera calculé de la même manière que pour des animaux euthanasiés dans les foyers. Le paiement sera réalisé à partir du mois de mars. Les services de l’État adressent un courrier à partir de cette semaine aux éleveurs concernés par le dépeuplement à titre préventif, accompagné du barème.

Avec ce courrier et la fiche d’information sur la chaîne alimentaire (ICA), les éleveurs pourront évaluer le montant de l’indemnisation et solliciter auprès de leur établissement bancaire un prêt relais.

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