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Les poulets sous label non concernés par la directive "bien être"

La nouvelle directive « bien-être du poulet de chair » est entrée en vigueur voilà  quelques mois. Toutefois, les élevages en plein air sous signes officiels de qualité sont exempts de cette nouvelle réglementation.

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Le texte communautaire a été transposé à  la lettre et publié au Journal officiel le 28 juin 2010. Il vise uniquement les volailles standards » commente Gilles Le Pottier, délégué général du comité interprofessionnel du poulet de chair. Or, dans la région, les élevages de poulets élevés en plein air sous signe de officiel de qualité représentent l'immense majorité de la filière avicole. La production de volailles standards ne concerne qu'un nombre restreint de producteurs. Par exemple, pour le groupe Maisadour, « cela représente une vingtaine d'éleveurs », précise Pascal Azam, directeur des productions animales de la coopérative. S'agissant des structures Euralis volailles et Volailles d'Albret, la totalité des producteurs sont engagés dans des démarches sous labels rouges. Les exigences de la directive Pour les producteurs concernés, la directive instaure plusieurs exigences. Par exemple, ils se doivent de disposer d'un certificat professionnel individuel. S'ils sont installés depuis plus d'un an, ils bénéficient de l'équivalence et disposent automatiquement du certificat. Par contre, les nouveaux éleveurs devront suivre une formation agréée. Le texte instaure également des nouvelles normes de densité (33 kg/m2, 39 kg/m2 et 42 kg/m2), auxquelles correspondent des exigences d'éclairage et d'ambiance, ainsi que le respect d'un seuil maximum de mortalité. Selon Gilles Le Pottier, l'impact de cette directive va dépendre de la situation de chaque éleveur, mais va certainement influencer les niveaux de production (animaux plus légers, baisse des densités). Concrètement, « cela pourrait se traduire par une baisse d'activité pour les producteurs qui ont les bàtiments les plus performants, ou encore par le recours à  des enlèvements multiples ».
Fabien Brèthes
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