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L'indexation sauve le revenu des producteurs de volailles de Maisadour

Malgré de fortes hausses du coût de l'aliment enregistré au cours des derniers mois, les éleveurs de volailles et de palmipèdes de Maisadour n'ont pas vu leur marge baisser en 2011.

file-Les productions animales de Maisadour ont fait leur bilan 2010-2011 le 10 novembre à  Hagetmau. Augmentation du prix des aliments et logements des poulets et palmipèdes étaient largement à  l'ordre du jour. © Le Sillon
Les productions animales de Maisadour ont fait leur bilan 2010-2011 le 10 novembre à  Hagetmau. Augmentation du prix des aliments et logements des poulets et palmipèdes étaient largement à  l'ordre du jour. © Le Sillon
Pour l'organisation de producteurs volailles et palmipèdes de Maîsadour, dont l'assemblée générale s'est tenue le jeudi 10 novembre 2011 à  Hagetmau, l'année écoulée aura été marquée par de fortes augmentations des prix des aliments liées au cours des céréales. « Heureusement, l'application du principe d'indexation a été respectée par notre groupement, et les marges des éleveurs ont été maintenues », se réjouissent Bernard Tauzia et Alain Labarthe, présidents des producteurs de volailles et de palmipèdes du groupe coopératif landais. Ce n'est pas le cas en revanche pour les entreprises Fermiers Landais et Delpeyrat, principaux débouchés des producteurs de Maisadour. Pour éviter un risque de baisse de la consommation, les distributeurs n'ont en effet pas voulu répercuter la totalité des hausses aux consommateurs, et ce sont les abatteurs et transformateurs qui ont joué le rôle de tampon. « Cela signifie moins de résultat pour Fermiers Landais et Delpeyrat, souligne Michel Prugue, président de Maisadour. Mais c'est l'aboutissement d'un système qui fonctionne pour préserver le revenu des agriculteurs sans qui la filière n'existerait pas ». Le rôle tampon des transformateurs Du côté des producteurs de volailles, l'exercice 2010-2011 a aussi été marqué par l'entrée en fonctionnement au 1er janvier dernier de l'entreprise Fermiers du Sud-Ouest, fruit d'un partenariat entre Maisadour (51 %) et Gastronome (49 %). Pour accompagner le développement de la marque phare Saint-Sever, Maisadour entend maintenir le volume de production en bàtiments mobiles (221 sont en fonctionnement) et augmenter la production en 400 m² (53 bàtiments ont été construits). À noter que de nouveaux cahiers des charges 400 m² liberté jaune et blanc ont été rédigés et qu'ils sont en attente de parution au Journal Officiel. En canard, on note une forte augmentation de la production (+ 21 %) par rapport à  l'exercice précédent. « Elle est due à  l'adhésion à  la coopérative de dix producteurs en provenance de Provif », explique Pascal Azam, directeur des productions animales de Maisadour. L'exercice se caractérise également par de bonnes performances en poids de foie (568 g) et l'alourdissement des poids de magrets. Mais c'est surtout l'installation et la rénovation de salles de gavage en logements collectifs qui a occupé les 169 producteurs du groupement. 4.800 places en logements collectifs étaient en fonctionnement sur l'exercice et 45 dossiers France Agrimer ont été réalisés pour la transformation de 40 .00 places de gavage durant l'année 2012. 45 dossiers pour les logements collectifs « Nous nous sommes battus pour obtenir des aides à  l'investissement pour les éleveurs et nous sommes rassurés de voir que cette enveloppe sera bien consommée, indique Alain Labarthe. Pour autant, il reste un certain nombre d'inconnues concernant les futures performances en gavage ». Même si la rentabilité ne se retrouve pas sur cet investissement, il reste obligatoire et les producteurs vont devoir faire un choix parmi les nouveaux matériels sur le marché. Ceux qui ne se sont pas encore décidés sont invités à  se rendre aux journées portes ouvertes organisées par Élevage Service les 7, 8 et 9 décembre prochains, dans son magasin de Saint-Sever. La filiale de Maisadour présentera à  cette occasion en exclusivité son nouveau modèle de logement collectif baptisé Palmistar.
Cécile Agusti
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