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Fabrication d'aliments à  la ferme : autonomie et rentabilité

La chambre d'agriculture des Landes souhaite promouvoir la fabrication d'aliments à  la ferme, source d'autonomie et de rentabilité pour les exploitations qui combinent culture et élevage.

file-La fabrication d'aliment à  la ferme s'adresse aux éleveurs possédant de bonnes capacités de gestion, une bonne connaissance de la nutrition animale de même qu'une bonne maîtrise des performances zootechniques.
La fabrication d'aliment à  la ferme s'adresse aux éleveurs possédant de bonnes capacités de gestion, une bonne connaissance de la nutrition animale de même qu'une bonne maîtrise des performances zootechniques.
Le vendredi 18 novembre, la chambre d'agriculture des Landes organisait une journée dédiée à  la fabrication d'aliments à  la ferme (FAF). « L'objectif, précisait Éric Heurtaux, conseiller du pôle élevage, est de montrer différents types de matériel ». Les Landes — et plus généralement le bassin de l'Adour — sont une importante région de mais. Paradoxalement, cette culture n'est pas suffisamment utilisée dans le domaine de l'alimentation animale. Certes, la fabrication d'aliment à  la ferme représente un investissement financier important et un temps de travail pour les éleveurs de volailles, de palmipèdes ou de bovins. Cette pratique permet toutefois de valoriser le mais produit sur l'exploitation, de diversifier l'utilisation des matières premières, de gagner en souplesse dans la gestion de l'alimentation (stockage et formulation). Tels sont les messages de cette journée de sensibilisation et de présentation de différentes techniques. Technicité et savoir-faire La FAF requiert une technicité et un savoir-faire spécifiques insiste Éric Heurtaux. « Cet outil s'adresse aux éleveurs possédant à  la fois de bonnes capacités de gestion et une trésorerie solide, une bonne connaissance de la nutrition animale (gestion des formules en fonction des saisons) de même qu'une bonne maîtrise des performances zootechniques, de la conservation des matières premières, une bonne traçabilité des matières premières et des fabrications ». Trois exemples étaient proposés aux participants de cette journée (lire article ci-dessous), tous différents de part les besoins et les types d'élevages pratiqués. « Un bovin par exemple, n'apprécie pas les farines et leur préférera une mouture plus grossière fruit d'un applatissage », commente Hélian Valdeavero, conseiller bovins lait. Philippe Delvallée PratiqueOutre une étude de faisabilité, plusieurs points sont à  envisager avant d'opter pour la FAF. Dans l'organisation du travail, il convient d'automatiser la plupart des postes (vis de silos, trémie, peseuse, mélangeur, broyeur, vis de compléments, pompe ou vis de vidange) au regard du travail supplémentaire occasionné.
Dans le domaine de la sécurité des personnes, la couverture de la fosse de réception avec une grille, la mise en place d'un système antichute aux cellules de stockage avec un accès par le haut uniquement et sous contrôle du chef d'exploitation sont indispensables. Enfin, en matière de santé animale, il faut organiser la possibilité d'une vidange intégrale pour les organes de la fabrique qui sont susceptibles de recevoir à  la fois des produits pour herbivores et pour granivores.
Les démarches administratives sont différentes selon les fabriques. Les résultats d'une étude complète (forme de l'aliment, performances, gain de revenu, montant d'investissement, etc.) par type d'élevages sont disponibles auprès de la chambre d'agriculture des Landes.
Contact : 05 58 85 45 25.
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