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Schmallenberg : où en est-on ?

Le GDS (groupement de défense sanitaire) des Pyrénées-Atlantiques dresse un état des lieux de l'évolution de la maladie.

La maladie continue de se développer sur le territoire national et dans d'autres pays d'Europe. On observe toutefois une rémission certaine, en lien avec la transmission de la maladie par les insectes et la diminution de leur activité pendant l'hiver. Au 18 mai, 1.623 élevages ont été confirmés infectés en France dans 52 départements, dont 478 bovins, 17 caprins et 1 126 ovins. La maladie s'étend moins vite qu'au début : depuis début avril, cinq nouveaux départements seulement ont été touchés.
Dans l'espèce ovine, il n'y a quasiment plus de nouveaux cas. Les animaux sont contaminés par le vecteur, probablement lors du deuxième mois de gestation. Avec l'hiver, la diminution du nombre de vecteurs conduit inexorablement au recul de la maladie. On observe la même chose chez les bovins, mais avec un certain retard, en raison d'une durée de gestation plus longue. Un deuxième cas
Un deuxième cas a été découvert dans le département des Pyrénées-Atlantiques, dans un cheptel bovin. La maladie a été diagnostiquée sur un avorton qui ne semblait pas présenter de symptômes particuliers (malformations). Il n'est même pas certain qu'elle soit responsable de l'avortement. Quelques vêlages sont attendus dans les prochaines semaines et l'éleveur pourra mesurer précisément « l'étendue des dégàts ». Les spécialistes considèrent que la circulation virale a de fortes chances de reprendre en 2012. Quelles en seront les conséquences, c'est bien difficile à  prévoir, tellement les questions posées sont nombreuses : Quelle circulation virale en 2011 ? Quelle immunité ? À partir de quand la circulation reprendra-t-elle ? Avec quelle intensité ? Dans le département des Pyrénées-Atlantiques, la saisonnalité de la reproduction en élevage ovin lait peut conduire à  des conséquences différentes de celles qui pourraient être observées dans l'espèce bovine. Actions de recherche
Il est tout aussi difficile de donner des conseils de prévention. Par référence à  la FCO, sans doute peut-on considérer que le maintien des animaux à  l'intérieur peut constituer une bonne mesure. Mais c'est difficilement envisageable. La question de la désinsectisation est également posée sans que des réponses franchement favorables soient apportées. Elle diminue la population des vecteurs, donc la pression infectieuse. Est-ce de manière suffisante ? Pas sûr. Parmi les connaissances qui semblent acquises, on peut noter la faible durée de la virémie (durée pendant laquelle un animal est infecté) : une semaine environ, une forte efficacité vectorielle, une immunité forte et durable.
Les actions de recherche, en faveur desquelles des financements européens et français ont été accordés, se développent. En particulier, GDS France s'implique dans l'étude des facteurs de risque et l'évaluation de l'impact zootechnique et économique. Il reste à  espérer des résultats productifs dans les prochains mois, et à  s'inspirer de l'expérience de certains pays comme l'Australie, qui vivent avec des virus voisins depuis plusieurs années. GDS 64
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