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Le dispositif de lutte contre l’influenza aviaire a été révisé

Dans un arrêté publié au Journal Officiel le 18 décembre, le ministère de l’Agriculture a déployé un nouveau cadre de prévention de lutte contre l’influenza aviaire dans le Sud-Ouest.

file-Les responsables professionnels insistent sur le respect des mesures de biosécurité pour éviter la circulation du virus.
Les responsables professionnels insistent sur le respect des mesures de biosécurité pour éviter la circulation du virus.

Le ministère de l’Agriculture a imposé le 18 décembre de nouvelles mesures visant à «assainir les zones de production de volailles» de l’influenza aviaire dans une «zone de restriction» comprenant huit départements du Sud-Ouest, où 61 foyers de grippe aviaire ont été détectés depuis fin novembre.

Sont concernés : l’ensemble de la région Aquitaine (Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques), les départements du Gers, des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Vienne, ainsi que 30 communes du Lot et une commune de Charente. Dans ce vaste périmètre, la circulation des animaux peut désormais se faire librement.

Dans les zones de protection (3 kilomètres) et de surveillance (10 kilomètres) déjà mises en place autour des foyers et maintenues, les analyses virologiques jusque-là nécessaires ne le sont plus. Les mouvements d’animaux restent toutefois conditionnés à la délivrance d’un laissez-passer sanitaire. Celui-ci peut être obtenu suite à un contrôle clinique de l’élevage par un vétérinaire sanitaire. Sur le plan commercial, tous les produits transformés issus de cette vaste zone peuvent sortir vers le reste du territoire français (une dérogation est nécessaire pour les œufs).

L’homme, principal vecteur du virus

En pratique, les principaux vecteurs à risque restent les hommes (via les chaussures notamment) et par les véhicules de transport. D’où les enjeux autour de la désinfection de ces derniers et le changement de tenues pour les personnels amenés à intervenir dans les élevages. À la vue de la capacité de diffusion du virus, il convient donc de limiter l’entrée dans la zone d’élevage aux personnes et véhicules indispensables et consigner les visites (pas de camion d’équarrissage à l’intérieur du site d’élevage!).

L’utilisation de désinfectant reste très efficace pour l’élimination du virus. À cet égard, il convient d’utiliser un désinfectant virucide. C’est le cas par exemple du Virkon®, dilué à 1%.

Lors de la visite des animaux, respecter la marche en avant

Lors de la visite des animaux, la notion de marche en avant (aller des animaux des plus jeunes vers les plus vieux) doit également être privilégiée. Chaque zone doit faire donc l’objet d’une tenue spécifique. Il est bon aussi de rappeler l’importance du lavage des mains avant chaque entrée sur un site d’élevage.

L’utilisation d’eau de surface pour l’abreuvement des animaux et le nettoyage des installations est à proscrire. Pour les animaux ayant accès à des parcours, le déplacement à l’intérieur des bâtiments ou bien la protection des points d’abreuvement et d’alimentation sont aussi des éléments essentiels. L’objectif est de disposer les aliments de manière à les rendre inaccessibles aux oiseaux sauvages.

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