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2016, année de vache maigre pour le foie gras

La filière de palmipèdes à foie gras du Sud-Ouest va devoir cravacher pour regagner ses parts de marché perdues. C’est la conséquence directe de l’arrêt de la production décidé pour éradiquer l’épizootie d’influenza aviaire.

file-La filière prévoit deux années difficiles, sur fond de hausse des coûts de production et de réduction des capacités des élevages, liée aux investissements nécessaires pour les mises aux normes.
La filière prévoit deux années difficiles, sur fond de hausse des coûts de production et de réduction des capacités des élevages, liée aux investissements nécessaires pour les mises aux normes.

Lors de l’assemblée générale de l’interprofession du foie gras qui s’est tenue à Auch le 24 juin, on retiendra le ton résolument optimiste de l’intervention de Marie-Pierre Pé, déléguée générale du Cifog. Pourtant, les chiffres du marché du foie gras sont loin d’être mirobolants… La faute, bien entendu, à la crise de l’influenza aviaire.

Première conséquence de l’apparition du virus, les frontières de plusieurs pays se sont fermées, notamment au Japon. «La balance commerciale qui faisait notre fierté va se dégrader fortement, note Marie-Pierre Pé. On va passer de 60 millions d’euros d’excédent commercial à 0…». Des marchés à l’export que se sont empressés de capter les Bulgares et les Hongrois. D’où l’intérêt aussi des mesures de biosécurité qui doivent permettre à la France de retrouver son statut indemne. «Nous allons reconquérir les parts de marché que l’on nous a emprunté», prédit le président du Cifog.

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