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Sécheresse, eau, crise aviaire, Egalim… La préfète confrontée aux réalités du terrain

La FDSEA a réalisé son rendez-vous de rentrée syndicale, ce mardi 20 septembre, sur l’exploitation de Vincent Legendre et ses deux associés en présence de la préfète Françoise Tahéri et ses services de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). Les responsables syndicaux ont exprimé leurs inquiétudes en cette année si éprouvante pour de nombreuses exploitations.

Les responsables de la FDSEA ont accueilli la préfète et ses services sur l’exploitation de Vincent Legendre et ses associés, à Saint-Loubouer, pour débattre de quelques-uns des dossiers et enjeux qui animent le tissu agricole.
© Le Sillon.info - F. Brèthes

D’emblée, les discussions se sont portées sur la question de l’accès à l’eau et l’irrigation. Un enjeu dont le caractère stratégique ne fait que croître, mis en lumière cette année encore par la sécheresse estivale. «Nous sommes ici sur une ferme qui a fait le choix du stockage de l’eau dans les années 1980 avec la création d’une réserve… Aujourd’hui, cela lui confère incontestablement une résilience», a souligné le président François Lesparre. Grâce à l’irrigation, la structure a pu, en effet, accéder à des cultures contractuelles (semences), mais aussi sécuriser la production fourragère destinée au troupeau bovin.

Les représentants professionnels ont donc martelé de nouveau la nécessité d’aller de l’avant sur ce sujet. «Le Varenne de l’eau a impulsé une nouvelle dynamique, a fait remarquer Françoise Tahéri. Nous avons d’ailleurs mené un travail pour identifier les projets qui pourraient être relancés dans le département… Nous sommes d’accord pour dire que sans eau, il n’y a pas d’agriculture». La directrice de la DDTM, Nadine Chevassus, a précisé que plus de 130 projets ont été recensés par ses services, soit l’équivalent d’un stockage de 3,8 millions de mètres cubes.

«On est prêt évidemment à se réapproprier ces dossiers pour voir comment les relancer, même si on n’oublie pas toutes les entraves qui ont été subies jusqu’ici», a commenté François Lesparre. Sur ce sujet de l’eau, les échanges ont abordé aussi des questions sous-jacentes, comme la situation de l’autorisation unique de prélèvement (AUP) et son renouvellement.

Redresser les trésoreries

Un autre chapitre a été consacré à l’influenza aviaire. Les responsables syndicaux ont soulevé deux problématiques. La première concerne la possible nouvelle émergence de foyers. À la vue de l’évolution sanitaire en France et dans le Monde ces dernières semaines, les risques d’introduction en élevages apparaissent très élevés. Les professionnels ont donc redit le défi d’éviter une diffusion. À ce titre, ils ont fait part de leurs inquiétudes vis-à-vis des moyens d’intervention.

La deuxième problématique repose sur le calendrier des indemnisations de la dernière crise. Les représentants locaux de la filière appellent notamment à une différenciation du traitement des dossiers entre les différentes zones concernées (Sud-Ouest et Pays de la Loire), afin de ne pas retarder les paiements pour les producteurs du Sud-Ouest.

Au regard de l’impact de la sécheresse estivale sur les résultats des productions végétales et sur les ressources fourragères des éleveurs, mais aussi de la crise aviaire, cette nécessité d’obtenir des soutiens économiques rapides a été mise en exergue. Les responsables syndicaux tirent très fortement la sonnette d’alarme. «Sur le terrain, il y a des situations catastrophiques, en particulier en sud Adour, a relayé le secrétaire général de la FDSEA, Michel Larrère. Toutes les mesures de nature à redresser les trésoreries doivent pouvoir être activées…».

Sur l’exploitation de Vincent Legendre, qui compte également un élevage naisseur d’une quarantaine de mères Blondes d’Aquitaine associé à un atelier d’engraissement, les débats sont revenus sur la filière bovine et la loi Egalim. «Les choses n’avancent pas, a déploré le président de la section bovin viande, Emmanuel Larroudé. Des dossiers ont été déposés auprès du médiateur, nous n’avons pas de retour… Alors que nos charges explosent, ce sont nos productions de qualité qui on le plus de mal à répercuter les coûts».

Outre ces thématiques, la FDSEA a profité de cette rencontre avec les représentants de l’État pour soulever d’autres questions d’actualité, notamment dans un registre administratif, autour des difficultés des semis des couverts ou encore du paiement des aides PAC…

F. Brèthes

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