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Belle progression des ventes de foie gras

En 2011, le foie gras a tiré son épingle du jeu avec des ventes en grande distribution qui ont progressé sur le territoire national, malgré un contexte économique particulièrement morose. En revanche, les ventes à  l'export se sont légèrement repliées.

file-À la vue de l'ensemble des très bons résultats de 2011, l'attachement des consommateurs français au foie gras ne se dément plus. © Réussir
À la vue de l'ensemble des très bons résultats de 2011, l'attachement des consommateurs français au foie gras ne se dément plus. © Réussir
Le suspense est levé. Chaque début d'année, les résultats de la campagne commerciale du foie gras sont attendus par toute une filière. Fidèle à  son habitude, le Cifog (Comité interprofessionnel des palmipèdes à  foie gras), a présenté les chiffres, lors d'une conférence de presse le 28 mars dernier. Ils concernent les ventes de la grande distribution et les exportations. «Avec une belle progression en valeur, le foie gras a tiré son épingle du jeu», résume le président, Xavier Gaudio. Pourtant, le pari n'était pas gagné d'avance. Le contexte économique particulièrement morose pouvait laisser craindre quelques difficultés. Entre la hausse du chômage, la récession au quatrième trimestre, ou encore les menaces sur les notes d'évaluation économique de la France, «nous avons connu le second semestre le plus morose depuis cinquante ans», constate le Cifog. En outre, la crise a directement impacté les achats des ménages en ce qui concerne les produits de grande consommation. La consommation de foie gras est donc allée à  contre-courant. Les Français préfèrent le mi-cuit En effet, les ventes en grandes surfaces ont augmenté de 4,8% en valeur par rapport à  2010. Elles atteignent ainsi 262,5 millions d'euros. Les volumes sont restés stables. Au total, les Français ont consommé 18.650 tonnes de foie gras. Environ 660 grammes ont été achetés par ménage. Avec 94,4% de part de marché, le foie gras de canard reste bien entendu largement majoritaire. Quant au type de produit, les Français préfèrent le foie gras mi-cuit (74,1%), aux dépens du foie gras en conserve (25,4%). Dans la continuité des campagnes précédentes, les périodes de la Saint-Martin et des fêtes de Noël ont enregistré une forte activité promotionnelle au sein des hypermarchés. Aujourd'hui, la plupart des ventes sont réalisées dans ce type de magasin, au détriment des supermarchés. Il faut dire que les très grandes surfaces ont la faculté de proposer une palette de produits de plus en plus large. Ainsi, à  Noël, les consommateurs français pouvaient trouver vingt-trois références de foie gras dans les rayons des différents supermarchés. Dans le même temps, les hypermarchés en proposaient quatre-vingt-cinq À la vue de l'ensemble de ces résultats, l'attachement des consommateurs français au foie gras ne se dément plus. D'ailleurs, d'autres éléments viennent étayer ce constat. Selon un sondage de l'institut Sofres, 80% des Français disent avoir consommé du foie gras en 2011. 74% des personnes interrogées disent aimer le foie gras, dont 38% beaucoup. Une balance commerciale positive Outre la consommation nationale, les exportations représentent toujours un débouché non négligeable pour la production française. Les résultats du commerce extérieur en attestent. De fait, la balance commerciale affiche toujours un excédent. En 2011, celui-ci s'est chiffré à  40,7millions d'euros. Les exportations ont progressé vers de nombreuses destinations. C'est notamment le cas pour l'Asie du Sud-Est. Dans cette région du globe, «les changements d'habitudes alimentaires et l'augmentation du niveau de vie vont dans le sens d'une augmentation de la consommation de foie gras», constatent les professionnels du Cifog. Les pays concernés sont par exemple Hongkong, Singapour et la Thailande. Malgré tout, les ventes vers ces destinations restent minimes en valeur, par rapport à  des clients plus traditionnels comme l'Espagne, la Belgique et le Japon. Et si ces nouveaux débouchés assurent une multiplication des circuits de ventes, certains partenaires plus traditionnels ont restreint leurs importations. C'est le cas de l'Espagne, premier client de la France, dont la situation économique, «très dégradée», n'a pas été propice aux achats. Même tendance pour le Japon, en raison de la catastrophe naturelle qui a frappé le pays en début d'année dernière. Les producteurs sont les perdants Malgré la progression globale des ventes en 2011, le revenu moyen des producteurs a «diminué légèrement», selon Xavier Gaudio. Principale cause: le prix de l'aliment des canards gras qui n'a pas été répercuté totalement sur le prix payé aux éleveurs. «Pour répercuter totalement la hausse du coût de l'alimentation, il aurait fallu augmenter le prix à  la consommation de 10% à  12%», explique le président. Or en 2011, les négociations avec les distributeurs ont abouti à  une augmentation de seulement 5%. Pour 2012, les discussions avec les grandes et moyennes surfaces seront donc à  relancer. En outre, selon l'Itavi (institut technique de l'aviculture), si l'indice aliment canard à  foie gras s'est replié fin 2011, il repart à  la hausse depuis le début de l'année. Un véritable plébiscite Le foie gras fait l'unanimité. De récents sondages, réalisés par différents instituts, convergent vers la même conclusion. Ce produit bénéficie d'une image très positive auprès des consommateurs. L'an dernier, une enquête Ipsos a révélé que 48% des Français le désignent comme plat le plus emblématique de la gastronomie française. Au mois de décembre 2011, l'institut TNS Sofres a mené une étude auprès d'un millier de personnes, àgées de 25 ans et plus.
Premier enseignement, le pourcentage d'individus ayant mangé au moins une fois du foie gras dans l'année est à  son plus haut niveau depuis que des mesures sont réalisées, c'est-à -dire en décembre2004. 80% d'entre eux déclarent avoir consommé du foie gras au moment des fêtes et 37% le reste de l'année. Seulement 18% indiquent ne pas en avoir consommé. Pour la plupart des personnes interrogées, le foie gras constitue un vrai plaisir à  déguster (82%), et apporte quelque chose de spécial au repas (64%). Il est idéal pour les repas entre amis selon plus de 60% d'entre eux.
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