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Christian Péboscq : "Des dégàts de nuisibles en augmentation"

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» Quelle est l'implication de la Fédération des chasseurs vis-à -vis des dégàts occasionnés par la faune sauvage aux agriculteurs ? Les Fédérations des chasseurs, agréées au titre de la protection de l'environnement, veillent au maintien de l'équilibre agro-sylvo-cynégétique (loi chasse 2000). Concernant l'activité agricole, la Fédération des chasseurs indemnise intégralement les dégàts occasionnés par le grand gibier (cerf, chevreuil, sanglier) aux différentes productions. Concernant les espèces dites « nuisibles » (terme administratif) mais aussi le blaireau, il n'existe pas de procédure d'indemnisation. En revanche, la Fédération travaille avec la Chambre d'Agriculture pour sensibiliser les chasseurs et les agriculteurs locaux à  ces problématiques et faire en sorte que la régulation s'opère sur le terrain.
» Quel est le contexte actuel à  ce sujet ? De par la diversité des pratiques culturales et d'élevage, nous subissons dans la région tous types de dégàts : sur les semis (corneille et blaireau), puis sur les céréales à  maturité (blaireau, ragondin), mais aussi sur les élevages de canards (corneille, blaireau, renard) ou d'autres volailles (renard et mustélidés : fouine, martre, putois, vison d'Amérique). Au-delà  des dégàts classiques de renards ou de ragondins, on constate, sur la dernière décennie, une forte augmentation des attaques de corneilles et blaireaux, aussi bien sur les mais que sur les élevages de palmipèdes.
» Quelles actions menez-vous afin de contenir ces problèmes ? Notre ambition est double. Tout d'abord, nous voulons continuer à  travailler de concert avec la profession agricole et l'Association des piégeurs pour vulgariser la pratique de la chasse et du piégeage à  travers des formations gratuites. On déplore, en effet, que de moins en moins d'agriculteurs soient aujourd'hui chasseurs, ce qui n'est pas sans conséquences sur la baisse des effectifs de personnes qui, demain, devront faire face à  ces problématiques de gestion de la faune sauvage. Il nous faut donc remobiliser ce public particulièrement concerné. Ensuite, il importe de travailler ensemble, agriculteurs et chasseurs avec l'Administration sur cette thématique afin de maintenir (voire d'obtenir) des moyens de régulation efficaces et légaux pour toutes les espèces posant problème. Cela passera inévitablement par une mobilisation permanente des agriculteurs et de leurs responsables dans ce dossier où seuls, les chasseurs ne pourront rien ou presque.
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