Aller au contenu principal

Déclarez tous les dégâts des animaux sauvages et nuisibles

Même dans les cas où cela ne donne pas lieu à une indemnisation, la déclaration de tous les dégâts occasionnés par les animaux sauvages participe au classement préfectoral des espèces «susceptibles de causer des dommages» (nouvelle dénomination des «nuisibles»).

file-Pour pouvoir demander le classement d’une espèce en nuisible, il est nécessaire que la valeur des dégâts recensés pour cette espèce dépasse 10.000 euros dans l’année.
Pour pouvoir demander le classement d’une espèce en nuisible, il est nécessaire que la valeur des dégâts recensés pour cette espèce dépasse 10.000 euros dans l’année.

Chaque année la liste des espèces «susceptibles de causer des dommages» (nouvelle dénomination des «nuisibles») est révisée. Ce classement permet d’élargir les possibilités d’interventions pour réduire les dégâts sur les exploitations agricoles. Or, le classement par arrêté ministériel des espèces comme susceptibles de causer des dommages n’est possible que si l’on justifie des dégâts : volailles emportées par renards, fouines et martres, semis déterrés, maraîchage et fruits attaqués par corneilles et pies…

«Et, c’est là que le bât blesse : un très petit nombre d’agriculteurs déclare ces dégâts !» déplore Benoît Soulat, président de l’ADPPA (Association départementale des piégeurs des Pyrénées-Atlantiques). De plus, «faute de remontée d’informations suffisantes de la part du terrain vis-à-vis des dégâts causés aux productions agricoles, la liste pourrait singulièrement se réduire» avertit, de son côté, Benoît Rémond.

La procédure de classement impose d’apporter des éléments probants qui permettent de justifier le classement. Une espèce en elle-même n’est pas considérée nuisible. Seuls les relevés de ses nuisances et de sa prolifération le permettent. «Or, on est certainement loin de connaître la réalité», constate Benoît Rémond, animateur de la FDGDON (Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles).

Si les agriculteurs ont généralement le réflexe de déclarer les gros dégâts, les petits préjudices semblent le plus souvent laissés de côté. «Pourtant, si on cumulait toutes les déclarations potentielles, on atteindrait certainement des dimensions insoupçonnées», note Benoît Rémond.

Dans ce contexte, la remontée des attestations, quelle que soit la taille des dommages, doit devenir une formalité courante. Il faut absolument poursuivre les démarches entamées en ce sens afin de pouvoir réguler des espèces lorsqu’elles commettent des dégâts hors période de chasse.

Règles de classement

Pour pouvoir demander le classement d’une espèce susceptible d’occasionner des dégâts (ex “nuisible”), il est nécessaire que la valeur des dégâts recensés pour cette espèce dépasse 10.000 euros dans l’année (période du 1er juillet au 30 juin). L’évolution des dégâts sur trois ans influence également les possibilités de classement.
Le cumul des préjudices par espèce est centralisé au niveau départemental (FDGDON dans les Landes, ADPPA dans les Pyrénées-Atlantiques) à partir des déclarations sur l’honneur qui peuvent être réalisées en ligne.

Comment déclarer les dégâts ?

L’exploitant victime de dégâts doit remplir cette déclaration en ligne en indiquant la valeur des pertes (en euros) qu’il s’agisse de pertes au niveau des cultures (indiquer la surface, la culture et l’espèce responsable) ou sur les élevages (indiquer le type d’élevage, la nature de la perte et l’espèce responsable). Des éléments complémentaires (photos, bons d’équarrissage…) peuvent être communiqués par mail, le cas échéant.
Cette déclaration de dégâts est totalement indépendante d’une demande d’indemnisation à la Fédération de chasse (qui concerne uniquement les dégâts de grands gibiers), l’une ne conditionnant pas l’autre.

Formulaire de déclarations :
> Pour le département des Landes, cliquer ici
> Pour le département des Pyrénées-Atlantiques, cliquer ici

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Le Sillon

Les plus lus

L'Agenda de votre semaine

Réunion d'informations, sortie culturelle, conférence débat, portes ouvertes : retrouvez tous les événements  organisés…

Les festivités reprennent dans le Saint Mont

Comme chaque année, un copieux programme a été concocté pour le traditionnel Vignoble en fête des vignerons de Plaimont,…

Euralis et Maïsadour annoncent leur fusion

Les deux groupes coopératifs, dont les résultats financiers se sont érodés ces dernières années, ont engagé des discussions…

Esprit du Sud s’attache à défendre et transmettre les cultures locales

L’association poursuit son travail de fond pour faire comprendre l’importance de préserver les cultures régionales en tâchant…

Salon agricole de Tarbes : « Le trait d’union entre nous et les citadins »

Le Salon régional de l’agriculture de Tarbes  a ouvert ses portes ce matin au parc des expositions. L’occasion pour les…

Orchidée, lauréate malgré les vents contraires

La Blonde d’Aquitaine a remporté le 1er prix des femelles gestantes de plus de 5 ans.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 98€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site du Sillon
Consultez le journal Le Sillon au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal du Sillon