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Gen'Adour victime collatérale du contexte bovin

Le bilan présenté par les responsables de la coopérative d'insémination artificielle Gen'Adour à  l'occasion de son assemblée générale, à  Bégaar (Landes) le 14 février, laisse apparaître quelques données inquiétantes. À l'image de ses homologues régionales, la coopérative d'insémination implantée dans les Landes, le Gers et le Pays basque, subit de plein fouet le recul du cheptel bovin dans le Sud-Ouest. Ses résultats économiques s'en ressentent.

file-Malgré un exercice 2012-2013 difficile et le contexte peu favorable pour l'insémination bovine, le président de Gen'Adour, le basque Michel Idiart, indique qu'il existe encore de nombreuses pistes à  explorer pour retrouver un équilibre. ©
Malgré un exercice 2012-2013 difficile et le contexte peu favorable pour l'insémination bovine, le président de Gen'Adour, le basque Michel Idiart, indique qu'il existe encore de nombreuses pistes à  explorer pour retrouver un équilibre. ©
Gen'Adour a enregistré une baisse de 5% de son chiffre d'affaires lors de l'exercice 2012-2013, clôturé au 30 septembre. Au final, la structure affiche un déficit de 120.000 euros. Un résultat qui s'explique donc d'abord par le recul de son activité de base. Avec une diminution de 6, 5%, le nombre total d'insémination suit, à  peu de chose près, la même évolution que l'érosion du nombre de vaches. Dans le détail, la baisse a atteint près de 10% au niveau des troupeaux laitiers et 2% dans le secteur allaitant. «En lait, le chiffre suit la diminution des cheptels, note le directeur Jean-Paul Naprous. En allaitant, on s'en sort mieux, puisque la baisse du nombre de vaches a été supérieure, aux alentours de 4%». Le résultat économique négatif s'explique aussi par des éléments passagers, totalement indépendants du niveau d'activité. Des charges de personnel inattendues, liées au départ de certains collaborateurs, ont dû être supportées au cours de l'exercice. Des services dynamiques Malgré le contexte peu favorable au niveau du coeur de métier de la coopérative, quelques éléments positifs sont à  relever. Ainsi, les services liés à  la reproduction des animaux poursuivent une progression intéressante. Le nombre de synchronisations de chaleur réalisées est en hausse de 16%, tandis que les constats de gestation ont progressé de 4%. Une dynamique positive est également observée sur les ventes de matériel de surveillance des chaleurs et des vêlages (Vel'Phone notamment et Heat'Phone). «Même si ces services progressent à  un rythme moins rapide que la baisse des inséminations, il existe encore des marges de manoeuvre sur ces aspects, note le directeur. On voudrait que certaines pratiques deviennent des réflexes pour les éleveurs». Depuis trois exercices, les responsables de Gen'Adour confirment leur choix de ne pas augmenter les tarifs de mise en place des inséminations, et ce malgré la menace qui plane sur la subvention liée au service universel (lire zoom ci-contre). «C'est la volonté du conseil d'administration, face à  la conjoncture difficile que traversent les éleveurs», indique le président, Michel Idiart. Des raisons d'y croire Pour contrecarrer la diminution générale des cheptels, les dirigeants entendent s'appuyer sur les services annexes, «un autre moyen d'entrer dans les exploitations». Ils souhaitent aussi développer les actions de prospection pour accroître le taux de pénétration au sein des élevages. Les troupeaux allaitants sont plus particulièrement visés. Pour l'heure, seulement 16% des vaches à  viande présentes sur le territoire de Gen'Adour sont inséminées. Un travail de fonds est également mené pour contenir les charges de la coopérative. Les responsables affichent un optimisme justifié. «On a encore pas mal de pistes à  explorer et des raisons d'y croire, souffle le président. On veut d'abord creuser à  fond toutes ces voies avant de prendre d'autres décisions». Malgré la baisse d'activité, les capitaux propres de la coopérative sont restés stables lors des dernières campagnes. Sa santé financière n'est pas en danger à  la vue des réserves que possède la structure. «On est aujourd'hui tous très mobilisés pour retrouver un équilibre», conclut Michel Idiart. Fabien Brèthes
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