La PAC 2014, thème du prochain congrès de la FDSEA 40
Cette année, le congrès de la FDSEA des Landes se projettera sur l'après 2013, analysant ce que pourrait être la PAC 2014, avec l'intervention de plusieurs spécialistes de la politique européenne.

La table ronde du congrès, sur le thème « PAC 2014 : Il est encore temps d'agir », sera animée par Pierre Harambat (à droite), avec l'intervention de Jean-Luc Capes qui apportera la position de la FDSEA des Landes © D.M / Le Sillon
Le 64e congrès de la FDSEA des Landes aura lieu vendredi 21 janvier à Souprosse. Pour ce grand rendez-vous, le syndicat a choisi de débattre sur la politique agricole qui conduira l'agriculture européenne à partir de 2014. Plusieurs intervenants apporteront leur analyse pour permettre une meilleure compréhension de cette réforme, mais aussi l'élaboration de propositions visant à l'améliorer. « Il est encore temps d'agir » rappelle la FDSEA. La Commission européenne fera en effet des propositions législatives dans six mois, après discussions entre États et au Parlement.
Patrick Ferrère, le directeur de la FNSEA, expert de la politique agricole européenne, présentera le projet du Commissaire européen à l'agriculture, Dacian Cialos. Il analysera également le contexte dans lequel aura lieu la négociation, rappelant les rapports de force entre les 27 pays et les conséquences sur les propositions qui ont des chances d'aboutir ou non.
Ensuite, Jean-Luc Capes, le président de la FDSEA, dressera un état des lieux de la ferme Landes. Il s'attachera à montrer la spécificité de cette agriculture qui perçoit (par rapport à la moyenne européenne) des aides directes élevées à l'hectare, mais faibles par exploitation agricole. Un modèle d'agriculture qui a besoin du niveau de soutien actuel pour préserver le revenu de ses exploitants agricoles. Suivra une table ronde avec la participation de deux parlementaires européens, Alain Lamassoure et Kader Arif (lire zoom ci-dessous), ainsi que de Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA. Ce dernier donnera le point de vue plutôt positif de la FNSEA sur les propositions du commissaire européen, et pointera les manques.
Le rôle accru du Parlement européen
Pourquoi inviter des parlementaires européens ? « C'est l'occasion de faire passer quelques messages au niveau européen, mais surtout parce que le parlement européen a un rôle beaucoup plus important depuis le traité de Lisbonne. Dans l'élaboration de la nouvelle PAC de 2014, il sera codécisionnaire, avec les dirigeants européens, tant sur le budget que sur les grandes lignes de cette politique » explique Pierre Harambat qui animera la table ronde.
Les intervenants s'exprimeront tout d'abord sur l'avenir de la PAC : budget ? Montant du DPU de base ? Comment seront reconnus les efforts français en matière d'environnement, peut-on faire reconnaître d'autres éléments positifs ? Comment les Landes pourraient-elles récupérer des soutiens directs ?
Le quid de la régulation des marchés agricoles sera aussi au centre des débats avec des questions concernant les propositions de l'Europe pour protéger les exploitants des variations de cours : quels outils de gestion des marchés ? La préférence communautaire peut-elle être exhumée ? Un système d'aide à la contractualisation au niveau régional est-il envisageable ?
Dominique Maurel
Les intervenants
Alain Lamassoure est député européen, président de la commission des budgets, membre du groupe du Parti populaire européen (Démocrates-Chrétiens)
Le député européen Kader Arif est membre de la commission du commerce international au parlement européen, au sein de laquelle il occupe le poste de porte-parole et de coordinateur pour le groupe des Socialistes et Démocrates. Il est aussi membre suppléant de la commission des affaires étrangères.
Ces deux élus sont aussi très impliqués dans leur région (Pays Basque et région toulousaine) qu'ils représentent au niveau du parlement européen.
Le quid de la régulation des marchés agricoles sera aussi au centre des débats avec des questions concernant les propositions de l'Europe pour protéger les exploitants des variations de cours : quels outils de gestion des marchés ? La préférence communautaire peut-elle être exhumée ? Un système d'aide à la contractualisation au niveau régional est-il envisageable ?
Dominique Maurel
Les intervenants
Alain Lamassoure est député européen, président de la commission des budgets, membre du groupe du Parti populaire européen (Démocrates-Chrétiens)
Le député européen Kader Arif est membre de la commission du commerce international au parlement européen, au sein de laquelle il occupe le poste de porte-parole et de coordinateur pour le groupe des Socialistes et Démocrates. Il est aussi membre suppléant de la commission des affaires étrangères.
Ces deux élus sont aussi très impliqués dans leur région (Pays Basque et région toulousaine) qu'ils représentent au niveau du parlement européen.