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La procédure de calamités agricoles élargie à  l'Armagnac

La profession agricole complète sa demande de reconnaissance de calamités sur fourrages avec une tournée en Armagnac

Mercredi 20 octobre, le comité départemental d'expertise des Landes (composé de la DDTM, du conseil général, de la chambre d'agriculture et enfin des syndicats) réalisait une deuxième tournée sur le terrain (la première avait eu lieu le 10 septembre en Chalosse) pour compléter le dossier de demande de reconnaissance de calamité agricole sécheresse sur les fourrages. Elle visait à  établir un état des lieux en région Armagnac et revenait sur l'exploitation de Christophe Dubroca pour faire le point sur la situation après la récolte.
Avec ces compléments d'information, la DDTM réalisera un dossier qui sera présenté au comité jeudi 28 octobre pour discussions. Il devra préciser la zone géographique, les biens sinistrés et estimer les pertes. Une fois validé, il sera envoyé à  la commission nationale qui statuera sur la demande de reconnaissance du caractère de calamité agricole.
La zone Armagnac a, comme l'année dernière, manqué cruellement d'eau du 15 juin à  début septembre. Sur ce secteur, à  Labastide d'Armagnac, Jean-Louis Viry élève des brebis pour la production d'agneaux de bergerie. Le manque d'eau conjugué à  des vents chauds a fortement endommagé une trentaine d'hectares de prairies permanentes. S'y est ajouté un surpàturage par les brebis : « Il n'y a pas eu de repousse en septembre. Les brebis ont fait une coupe rase qui affaiblit la plante. Ces prairies ont été sacrifiées » considère l'éleveur qui doit par ailleurs apporter un complément d'aliment aux brebis.
Laissées en l'état, leur production de l'an prochain sera amputée de 30 à  40 %. Jean-Louis Viry a donc décidé de refaire 10 ha cet automne et une quinzaine d'hectares l'an prochain. Quant aux stocks d'hiver, ils ont été entamés dès la mi-septembre, soit avec deux mois d'avance, alors que la récolte fourragère était 40 % inférieurs à  la normale en 1re coupe, sans deuxième coupe possible. Malgré les 6 ha d'herbe sur pied et 4,5 ha de pois protéagineux achetés, l'éleveur est inquiet : « Espérons que les stocks tiennent jusqu'en mars ».
Jean-Marc Benquet, membre du comité d'expertise, juge importantes les tournées chez les producteurs : « Ces rencontres permettent aux responsables professionnels de constater l'état des lieux sur le terrain et on apprend beaucoup sur d'autres productions, comme aujourd'hui en production ovine ! ». La rencontre est aussi positive pour les exploitants sinistrés : « ils ont là  le moyen de parler de leur travail, de faire part de leurs soucis et de leurs espoirs ». L'occasion de rappeler que les réunions proposées par la FDSEA sont un moyen d'échanger avec des collègues et les responsables professionnels. « Les réunions cantonales démarrent à  la mi-novembre, on vous attend nombreux ».  Dominique Maurel.
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