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Les cours des céréales orientés à  la baisse

Les prix d'achat des céréales baissent nettement, tout en restant supérieurs à  ceux de l'an dernier, note FranceAgriMer dans sa revue mensuelle des marchés des grandes cultures.

Le mouvement à  la baisse des prix d'achat des céréales se poursuit et s'accentue très nettement en février », indique une note de FranceAgriMer sur la situation des marchés des céréales en France. Cette réduction de prix reste relative. Ceux-ci demeurent nettement supérieurs à  ceux de l'an dernier à  la même époque. Seuls le blé dur et les orges brassicoles de printemps ont des prix inférieurs à  ceux de la campagne précédente. Ces évolutions n'empêchent pas la répartition des achats — entre le ferme et l'acompte — de rester inchangée, ce dernier concernant environ 30 % des achats. Autour de cette moyenne, les achats fermes concernent 95 % du triticale tandis que l'acompte concerne plus de la moitié des transactions en orges fourragères et en avoine. Par ailleurs, la progression des cultures compte une quinzaine de jours en retard sur la moyenne des années précédentes, en raison des conditions climatiques. Incertitudes sur de nombreux marchés
Cette évolution de marché en France se situe dans un contexte mondial encore incertain. D'un côté, des récoltes sont attendues en forte hausse, d'un autre la demande chinoise est forte. C'est un achat record, pas moins de 850.000 tonnes de blé tendre, que vient de réaliser la Chine fin février, a souligné FranceAgriMer dans sa présentation mensuelle des marchés mondiaux. Un achat essentiellement effectué auprès des producteurs anglo-saxons que sont les États-Unis et l'Australie. Conséquence, la Chine pourrait bien dépasser les 3,2 millions de tonnes de blé, achetées à  l'étranger comme le prévoyait récemment le CIC, Conseil international des céréales. Les autres céréales devraient également être concernées par ces achats massifs puisque les volumes importés de riz, blé, mais avaient, globalement, été multipliés par trois lors de la dernière campagne. Quant à  la France, même si elle n'est pas vraiment présente sur la Chine mais plutôt au Maghreb et Proche-Orient, ses exportations atteignent 6,9 millions de tonnes fin février contre 6,1 millions. Un rythme soutenu, obtenu notamment gràce à  un recul du cours de l'euro dans les dernières semaines. Mais les marchés traditionnellement demandeurs de céréales françaises sont très incertains. C'est le cas de la Syrie pour des raisons politiques, mais aussi de l'Égypte où la récolte s'annonce bonne. De plus, l'organe de centralisation des achats égyptiens, le GASC, envisagerait d'acquérir des grains, voire de la farine auprès d'opérateurs privés plutôt que directement du blé sur les marchés mondiaux. Ce qui signifierait un certain changement d'interlocuteurs pour les Français. Cependant, sur cette région, la hausse des ventes vers l'Algérie a compensé la légère baisse sur les autres destinations. En ce qui concerne la production française, le conseil de gestion céréales de FranceAgriMer s'est dit préoccupé par la réduction du taux de protéines des grains, ce taux ayant eu tendance à  progresser ces dernières années mais se situant actuellement en réduction. « Le Conseil s'en inquiète », affirme Rémi Haquin, le président du conseil spécialisé. Le mais au-dessus du blé
Pour les récoltes à  venir au niveau mondial, FranceAgriMer note un record de mais en Argentine et Brésil tandis que celle de blé aux États-Unis s'annonce plus forte que prévu. Cependant, les disponibilités américaines en mais risquent d'être réduites, compte tenu de la médiocrité de la dernière récolte. Les prix du mais dépassent d'ailleurs le blé SrW (Soft red Winter) ce qui incite des industriels à  utiliser du blé pour produire de l'éthanol. Plateforme blé durUne plateforme blé dur a été mise en place, réunissant l'ensemble des branches professionnelles concernées par ce secteur. Celui-ci représente environ 2 millions de tonnes (400.000 ha, 20.000 producteurs) dont les deux tiers sont exportés. Objectif de cette plateforme, annoncée par FranceAgriMer : travailler sur la compétitivité, la qualité et la durabilité du blé dur produit en France. Les marchés concernés sont essentiellement ceux des pàtes alimentaires et du couscous. Quatre axes de travail ont été définis.Un comité d'orientation stratégique a été mis en place, coprésidé par l'INRA et Arvalis.
Les équipes de l'INRA travaillant sur le blé dur, à  Montpellier, seront renforcées.
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