Prix du lait de brebis : les industriels font blocage
La FDSEA des Pyrénées-Atlantiques dénonce le blocage des discussions sur le prix du lait de brebis pour la prochaine campagne.

© Réussir
Lors de l'assemblée générale de l'interprofession, en octobre dernier, la situation de la filière laitière ovine dans les Pyénées-Atlantiques apparaissait saine. En effet, l'année 2010 a été marquée par une hausse des volumes produits sur le bassin d'environ 8 %, une augmentation des transformations par les entreprises et une légère diminution du déficit global de production du bassin autour de 12 millions de litres.
Face à ce bilan positif de l'année écoulée, les responsables professionnels ne s'attendaient pas à de telles complications. En effet, aujourd'hui alors que la nouvelle campagne laitière est largement entamée, les discussions sur le prix du lait dans certaines laiteries n'ont toujours pas abouti. La principale raison de ce blocage est que certaines entreprises prévoient qu'elles auront un excédent de lait sur les bras cette campagne (sur la base d'une augmentation de production de + 3 %). Donc elles ne fixeront pas de prix tant qu'elles n'auront pas de dégagement pour ce lait excédentaire.Un courrier adressé aux entreprises
Afin de débloquer cette situation, des discussions ont été ouvertes. Ainsi, lors du dernier comité directeur de l'interprofession, les entreprises ont proposé que la gestion de ces excédents de lait soit supportée à part égale par les transformateurs et les producteurs. Pour la section ovine de la FDSEA cette situation est inacceptable. « Un courrier a été adressé aux présidents des collèges coopératives et industriels afin de leur signifier notre refus catégorique de faire supporter la gestion d'une partie de ces excédents aux éleveurs et exiger qu'ils gèrent entre eux la totalité des volumes de lait du bassin non affectés à ce jour », souligne le syndicat. Ce dernier leur a rappelé la règle de l'interprofession : « Les entreprises doivent valoriser en priorité le lait de brebis du bassin avant de faire appel aux compléments d'approvisionnement extérieurs ». Et le syndicat de conclure : « Nous ne làcherons pas, et sans une issue favorable à notre demande, la section ovine de la FDSEA pourrait appeler l'ensemble des éleveurs à se mobiliser ». Affaire à suivre
Nathalie Depuy
Afin de débloquer cette situation, des discussions ont été ouvertes. Ainsi, lors du dernier comité directeur de l'interprofession, les entreprises ont proposé que la gestion de ces excédents de lait soit supportée à part égale par les transformateurs et les producteurs. Pour la section ovine de la FDSEA cette situation est inacceptable. « Un courrier a été adressé aux présidents des collèges coopératives et industriels afin de leur signifier notre refus catégorique de faire supporter la gestion d'une partie de ces excédents aux éleveurs et exiger qu'ils gèrent entre eux la totalité des volumes de lait du bassin non affectés à ce jour », souligne le syndicat. Ce dernier leur a rappelé la règle de l'interprofession : « Les entreprises doivent valoriser en priorité le lait de brebis du bassin avant de faire appel aux compléments d'approvisionnement extérieurs ». Et le syndicat de conclure : « Nous ne làcherons pas, et sans une issue favorable à notre demande, la section ovine de la FDSEA pourrait appeler l'ensemble des éleveurs à se mobiliser ». Affaire à suivre
Nathalie Depuy