Un itinéraire technique à maîtriser pour le colza et le tournesol

Les GDA de Pouillon-Peyrehorade et les CIVAM du Maremne et du Seignanx organisaient le 23 juin un tour de plaine à Port-de-Lanne sur les techniques de production du colza et du tournesol. 25 producteurs étaient au rendez-vous. « Notre objectif était de faire un point technique sur ces productions de diversification pour répondre aux interrogations des agriculteurs sur le sujet » indique Laurent Campagne, conseiller chambre d'agriculture du secteur. Les motivations pour l'implantation de ces cultures sont diverses. Certains cherchent à mettre en place une rotation pour casser la monoculture de printemps.
De nombreux atouts D'autres s'interrogent sur la rentabilité de la production d'oléagineux dont le cours est en hausse, autour de 320 €/tonne rendu usine. « Le contexte est favorable à ces productions, gràce à l'incorporation d'huile dans le biodiésel » explique le conseiller. En outre, localement, une filière courte de l'huile végétale pure en Sud Adour est en train de se structurer pour remplacer une partie du gasoil dans la flotte de véhicules de certains services publics. À la liste des atouts de ces productions, il faut aussi ajouter la valorisation des tourteaux en alimentation animale, la restructuration du sol gràce à une racine pivotante et enfin une moindre consommation d'eau que le mais.
Reste à savoir comment se comportent ces productions en Sud Adour. Le constat actuel est que les résultats sont très hétérogènes selon les itinéraires techniques utilisés par les exploitants. Un spécialiste des oléagineux, Frank Duroueix du Cetiom (centre technique interprofessionnel des oléagineux métropolitains), a donc accompagné les producteurs sur des parcelles de colza et de tournesol.
Attention aux maladies sur colza Pour le colza, les principales conclusions sont qu'un semis précoce, le 15 septembre au plus tard, conditionne le résultat. Ensuite, au printemps, à la chute des premiers pétales, un fongicide est indispensable. Il faut aussi veiller à effectuer la récolte au stade optimum qui se calcule en fonction de l'état des siliques.
La culture de tournesol est plus rustique, avec une très bonne capacité d'absorption de l'eau si l'enracinement est bon. Il est important de ne pas faire l'impasse sur l'apport de bore. D. M.
De nombreux atouts D'autres s'interrogent sur la rentabilité de la production d'oléagineux dont le cours est en hausse, autour de 320 €/tonne rendu usine. « Le contexte est favorable à ces productions, gràce à l'incorporation d'huile dans le biodiésel » explique le conseiller. En outre, localement, une filière courte de l'huile végétale pure en Sud Adour est en train de se structurer pour remplacer une partie du gasoil dans la flotte de véhicules de certains services publics. À la liste des atouts de ces productions, il faut aussi ajouter la valorisation des tourteaux en alimentation animale, la restructuration du sol gràce à une racine pivotante et enfin une moindre consommation d'eau que le mais.
Reste à savoir comment se comportent ces productions en Sud Adour. Le constat actuel est que les résultats sont très hétérogènes selon les itinéraires techniques utilisés par les exploitants. Un spécialiste des oléagineux, Frank Duroueix du Cetiom (centre technique interprofessionnel des oléagineux métropolitains), a donc accompagné les producteurs sur des parcelles de colza et de tournesol.
Attention aux maladies sur colza Pour le colza, les principales conclusions sont qu'un semis précoce, le 15 septembre au plus tard, conditionne le résultat. Ensuite, au printemps, à la chute des premiers pétales, un fongicide est indispensable. Il faut aussi veiller à effectuer la récolte au stade optimum qui se calcule en fonction de l'état des siliques.
La culture de tournesol est plus rustique, avec une très bonne capacité d'absorption de l'eau si l'enracinement est bon. Il est important de ne pas faire l'impasse sur l'apport de bore. D. M.